l’épidémie augmente toujours, mais moins vite



l'épidémie augmente toujours, mais moins vite

Un bilan en demi-teinte qui montre un léger mieux sur le front des contaminations, qui ne se traduit pas encore sur le front des hospitalisations.

L’épidémie de Covid-19, poussée par le variant Delta plus contagieux, a continué de progresser en France mais globalement un peu moins vite que les semaines passées, a indiqué ce vendredi Santé publique France.

« L’épidémie augmente moins vite mais elle augmente toujours », a déclaré l’épidémiologiste Christine Cambese, lors du point hebdomadaire de l’agence sanitaire.

Ce bilan en demi-teinte décrit un léger mieux sur le front des contaminations, avec une « dynamique de ralentissement du taux d’incidence » (excepté aux Antilles) mais qui ne se traduit pas encore sur le front des hospitalisations.

La semaine passée, du 3 au 10 août, le taux d’incidence s’est établi au niveau national à 236 pour 100.000 habitants, soit une augmentation (+4%) plus modérée que les semaines précédentes. Le taux le plus élevé concerne toujours les 20-29 ans (505) et l’augmentation était observée plus particulièrement chez les 40 ans, signe que la diffusion du virus Sars-CoV2 « passe des plus jeunes aux plus âgés », selon Christine Cambese.

Vigilance sur le Covid-19 chez les enfants

Santé publique France se dit « vigilante » concernant la surveillance du Covid-19 chez les enfants, que le variant Delta pourrait davantage toucher puisqu’ils ne sont pas vaccinés.

Chez les moins de 5 ans, une hausse des consultations aux urgences pour Covid-19 a été relevée, mais « globalement dans les mêmes niveaux » que les vagues précédentes, et sans hausse des hospitalisations en soins critiques.

Le ralentissement global reste géographiquement très hétérogène, insiste SpF, avec une situation préoccupante aux Antilles françaises, notamment en Guadeloupe qui enregistre des taux d’incidence record (1.893 cas pour 100.000 habitants).

L’agence alerte par ailleurs sur un « signal de reprise épidémique » en Guyane française.

« On va vers un plateau »

Au niveau national, la répercussion des contaminations sur les hospitalisations reste importante, avec notamment une hausse de 46% des admissions en soins critiques. « Si on continue à voir l’incidence diminuer, mécaniquement les hospitalisations diminueront », comme lors des précédentes vagues de l’épidémie, a souligné l’épidémiologiste Daniel Lévy-Bruhl.

« On va vers un plateau, c’est clair, mais il n’est pas possible à ce stade de prédire quand. Tout dépend de ce qui va se passer dans les prochains jours sur la poursuite de la vaccination et le respect des gestes barrière », a commenté l’épidémiologiste.

Les mesures sanitaires et les « efforts de la population portent leurs fruits, il faut les poursuivre pour éviter une vague importante. C’est à notre portée », a-t-il conclu.



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