Liban : la crise du carburant risque d’entraîner une « catastrophe humanitaire », estime une haut fonctionnaire de l’ONU



Liban : la crise du carburant risque d'entraîner une « catastrophe humanitaire », estime une haut fonctionnaire de l'ONU

 

Najat Rochdi, Coordinatrice humanitaire des Nations Unies pour le Liban, a déclaré que les pénuries de carburant menaçaient la fourniture de services de santé et d’eau essentiels, mettant des milliers de familles en danger.

« Je suis profondément préoccupée par l’impact de la crise du carburant sur l’accès aux soins de santé et à l’approvisionnement en eau pour des millions de personnes au Liban », a-t-elle déclaré dans un communiqué.

« La situation ne peut que s’aggraver si une solution immédiate n’est pas trouvée », a-t-elle fait valoir.

Réduire les opérations

Les pénuries de carburant et d’électricité ont contraint les plus grands hôpitaux du Liban à réduire leurs activités. Dans le même temps, les systèmes publics d’approvisionnement en eau et de traitement des eaux usées, qui dépendent du carburant, ont réduit leurs opérations, laissant des millions de personnes sans accès à l’eau et mettant en danger l’environnement et la santé publique.

Le système de santé libanais est déjà confronté à d’importantes menaces dues à la détérioration des conditions socio-économiques du pays, notamment des pénuries de médicaments et la perte de centaines de personnels ayant migré à l’étranger.

Alors qu’une nouvelle vague d’infections à la Covid-19 est imminente, la crise du carburant pourrait aggraver la situation sanitaire, car la poursuite des pénuries pourrait affecter la fourniture de traitements vitaux, a déclaré Mme Rochdi.

Les rapports indiquent que les lits des unités de soins intensifs (USI) pour les patients atteints de la Covid-19 sont déjà remplis au quart. La plupart des patients étant sous respirateur, la perturbation de l’approvisionnement en électricité pourrait avoir un impact sur leur rétablissement.

Les coupures d’électricité sont également à l’origine de la fermeture pendant une semaine des services des eaux de la capitale Beyrouth et de la région du Mont Liban. Les homologues du nord et du sud ont également dû faire face à l’épuisement des stocks de carburant, ce qui a provoqué une montée des tensions et de l’insécurité.

Rétablir l’approvisionnement en électricité

Dans le même temps, le principal fournisseur d’électricité du pays, Électricité du Liban (EDL), a interrompu les principales lignes de distribution d’électricité aux services des eaux, ce qui affecte environ quatre millions de personnes dans le pays.

Mme Rochdi a souligné que le rétablissement de l’approvisionnement en électricité par l’EDL est essentiel pour le peuple libanais et les humanitaires qui le soutiennent.

« Les risques sont tout simplement trop importants », a-t-elle déclaré.

« Toutes les parties prenantes doivent travailler ensemble pour trouver une solution durable et équitable qui réponde aux besoins de tous et protège la santé et la sécurité des communautés », a-t-elle ajouté, soulignant que l’ONU et ses partenaires sont prêts à aider les populations touchées.



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