le dépistage toujours boosté par le pass sanitaire, près de 6 millions de tests la semaine dernière



le dépistage toujours boosté par le pass sanitaire, près de 6 millions de tests la semaine dernière

C’est quasiment autant que la semaine précédente, marquée par l’extension du pass sanitaire aux cafés, restaurants et trains, qui avait fait exploser la demande à plus de 5,7 millions de tests, contre 4,2 millions début août.

Dopé par l’extension du pass sanitaire, le nombre de tests de dépistage du Covid-19 s’est maintenu à un niveau record proche de 6 millions la semaine dernière, selon les chiffres publiés ce jeudi par le ministère de la Santé.

« Le nombre de tests se stabilise au plus haut », avec un peu moins de 5,7 millions de tests PCR et antigéniques validés entre le 16 et le 22 août, indique le service statistique du ministère (Drees) dans un communiqué.

C’est quasiment autant que la semaine précédente, marquée par l’extension du pass sanitaire aux cafés, restaurants et trains, qui avait fait exploser la demande à plus de 5,7 millions de tests, contre 4,2 millions début août.

Un bond permis par l’offre abondante de tests antigéniques, qui représentent depuis deux semaines deux tiers du volume, tandis que les PCR restent limités par les capacités d’analyse des laboratoires de biologie médicale.

Fin de la gratuité mi-octobre

Le système de dépistage devrait rester fortement sollicité à la rentrée car environ 10 millions d’adultes ne sont à ce jour pas complètement vaccinés et doivent donc se faire tester pour obtenir un pass sanitaire.

Ce pass sera même obligatoire à partir de lundi pour les salariés des lieux où il est exigé, comme les bars, cinémas et certains centres commerciaux, sous peine de suspension du contrat de travail.

Fin septembre, les adolescents de 12 à 17 ans devront à leur tour disposer d’un pass pour accéder à ces endroits. Pour les plus jeunes, le retour à l’école primaire s’accompagnera d’une campagne massive: le gouvernement a fixé un objectif de 600.000 tests salivaires hebdomadaires.

De quoi maintenir la pression jusqu’à la mi-octobre, échéance fixée par l’exécutif pour la fin de la gratuité des tests. Actuellement pris en charge à 100% par la Sécurité sociale sans avance de frais (environ 44 euros pour un PCR, 25 euros pour un antigénique), ceux-ci deviendront payants, à moins d’être justifiés par une prescription médicale. Une mesure destinée à alléger la facture du dépistage, qui a coûté 2,2 milliards d’euros en 2020 et pour lequel 4,9 milliards sont prévus cette année.

Ben Meriem Sarah avec AFP



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