une enseignante suspendue pour avoir fait cours sans masque dans l’Oise



une enseignante suspendue pour avoir fait cours sans masque dans l'Oise

Une professeure de français dans le collège de Gouvieux, dans l’Oise, a dénoncé un enseignement « dégradé » en raison du masque. Elle est convoquée au rectorat ce lundi.

Bas les masques dans les classes? C’est la décision prise, le 8 novembre dernier, par Anne-Claire Rossignol. Cette professeure de français du collège de Gouvieux, dans l’Oise, refuse désormais de donner cours en portant le fameux morceau de tissu de protection qu’elle qualifie de « nocif pour les apprentissages » et ce malgré la menace d’une nouvelle vague de Covid-19. La réponse est immédiate: l’enseignante est suspendue par l’Education nationale, comme le rapportent 20 Minutes et Le Parisien.

Depuis, Anne-Claire Rossignol n’en démord pas et s’explique dans une vidéo publiée sur Youtube, mais retirée depuis. « Je juge qu’aujourd’hui, le risque du masque est pour moi plus grand que le risque du Covid. Voir des enseignants masqués toute la journée est incompatible avec l’apprentissage. C’est, pour moi, enseigner de façon dégradé », assure l’enseignante d’un ton calme face caméra.

« On l’a fait pendant longtemps, on a eu le confinement avec la distance, puis les masques. Maintenant, ça s’inscrit dans la durée et c’est là que ça devient catastrophique », dénonce-t-elle.

Détails d’importance: la professeure de français ne nie pas la pandémie ou son rebond actuel. Elle revendique cependant une nécessité de faire évoluer les consignes sanitaires au sein des salles de classe pour favoriser l’apprentissage des élèves, marqués par plus d’un an de pandémie.

L’enseignante risque le conseil de discipline

« Je n’aurais pas fait ça avant que la majorité des gens et des enfants soient vaccinés. Aujourd’hui, il faut réévaluer le rapport bénéfices-risques pour les élèves au moment où on se rend compte que l’épidémie va durer et devenir cyclique », explique-t-elle.

Anne-Claire Rossignol voit dans l’absence du port du masque une nécessité professionnelle pour l’ensemble du corps professoral. « Le métier d’enseignant doit être reconnu comme une profession dispensée de masques, au même titre que les présentateurs télé ou les avocats, par exemple », appelle-t-elle.

L’enseignante, qui se dit vaccinée, n’en oublie pas la pandémie actuelle, mais estime qu’en dehors du port du masque d’autres mesures peuvent être mises en place pour lutter contre la prolifération du Covid-19. « On peut mettre à distance les élèves, aérer régulièrement les classes », suggère-t-elle.

L’enseignante, qui se dit soutenue par les élèves et leurs parents, affirme avoir informé sa hiérarchie de son choix « dès le 19 octobre ». « Je n’ai eu aucune réponse », assure-t-elle. Elle a été convoquée par le rectorat ce lundi pour s’expliquer et risque le conseil de discipline.

« Elle a été suspendue à titre conservatoire, il ne s’agit pas d’une sanction administrative », nuance de son côté le rectorat d’Amiens auprès du Parisien. « Elle sera reçue lundi par la direction des ressources humaine du rectorat de manière à poursuivre le dialogue entrepris par sa hiérarchie », assure encore le rectorat.

Du côté de l’Education nationale, le port du masque pour les enseignants est considéré comme essentiel dans la lutte contre la pandémie de Covid-19 au même titre que les gestes barrières. Le port du masque est également redevenu obligatoire pour les élèves d’écoles primaires à partir de ce lundi.



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