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pour Jean-François Delfraissy, « la 5e vague est là » probablement depuis « la mi-octobre »



pour Jean-François Delfraissy, "la 5e vague est là" probablement depuis "la mi-octobre"

Le président du Conseil scientifique exhorte à l’injection de la dose de rappel pour les personnes éligibles ainsi qu’à une applicaiton plus stricte des gestes barrières.

La cinquième vague épidémique de Covid-19 « est là depuis probablement la mi-octobre », a estimé le professeur Jean-François Delfraissy ce mercredi matin sur France Inter.

« Elle est présente en Europe, elle est présente en Europe de l’Est, mais aussi chez nos voisins, avec des niveaux de vaccination qui sont variables. Ce qui montre bien qu’il faut à la fois la vaccination mais aussi les mesures barrières », a prôné le président du Conseil scientifique.

« Il y a une accélération »

Sur les 20.000 nouvelles contaminations recensées en 24 heures mardi, l’immunologue appelle toutefois à la prudence « parce que ça survient après un week-end du 11 novembre », tout en mettant en garde: « Il y a une accélération, c’est clair, de la cinquième vague, et on va la voir sur les semaines qui viennent. »

Pour Jean-François Delfraissy, cette nouvelle vague de contaminations est notamment nourrie par des facteurs similaires à ceux de l’automne et de l’hiver 2020: « On est dans la phase hiver, où à la fois le virus circule peut-être plus et surtout nous-mêmes on est plus confinés, on vit plus à l’intérieur ».

« La très grande différence par rapport à il y a un an, c’est que nous avons le vaccin et nous avons aussi un variant, avec le variant Delta, qui est un variant extrêmement transmissible et je pense qu’on ne l’a pas suffisamment compris encore, y compris dans le milieu médical », s’alarme le médecin.

Pour Jean-François Delfraissy, « on a probablement la capacité de faire face à cette cinquième vague (…) à condition que nous utilisions tous les outils de la boîte à outils. Il y a vacciner les personnes qui ne sont pas vaccinées, la troisième dose mais aussi les gestes barrières au niveau individuel et enfin appliquer le pass sanitaire dans l’ensemble de ce qu’il peut faire ».

Vers une dose de rappel régulière?

L’immunologue exhorte également à l’injection d’une dose de rappel car si les « vaccins protègent de façon très forte contre la survenue de formes sévères et de formes graves, (…) ils perdent une partie de leur efficacité après cinq à six mois ».

Cette injection deviendra-t-elle habituelle? À ce stade, Jean-François Delfraissy émet simplement l’hypothèse qu’il « n’est pas exclu qu’on aboutisse à la construction d’un vaccin régulier, tous les ans par exemple », si le virus devenait « endémique ».

Près d’un an après le début de la campagne de vaccination, fin décembre 2020, le médecin note par ailleurs que « l’on s’est aperçus que ces vaccins protégeaient finalement assez peu ou mal contre l’infection et la transmission », contrairement à ce qui avait pu être initialement avancé.

Clarisse Martin Journaliste BFMTV



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