le retour du confinement, une hypothèse qu’on « ne peut pas écarter » selon les soignants


Un Conseil de défense sanitaire se tient ce mercredi à l’Elysée à l’heure d’une nouvelle flambée de l’épidémie de Covid-19, qui a même frappé au sein de l’exécutif cette semaine. Pour y faire face, des spécialistes envisagent tout haut un nouveau confinement.

Certes, le Covid-19 n’avait pas cessé de circuler et restait une menace. Mais ces dernières semaines, on pensait le plus dur derrière nous. Pourtant, la cinquième vague est bien arrivée en France, et démarre même « de façon fulgurante », selon les mots de Gabriel Attal.

C’est dans ce contexte qu’un Conseil de défense sanitaire se tient ce mercredi à l’Elysée. L’exécutif y planchera sur de nouvelles mesures afin de juguler cette nouvelle vague. Le gouvernement lui-même est d’ailleurs touché: Jean Castex et Brigitte Klinkert, sa ministre déléguée à l’Insertion, ont été contaminés. Au point que pour faire face à la maladie, on évoque à nouveau dans la presse les méthodes dures déjà expérimentées par le passé, comme le couvre-feu et le confinement.

« Etonnante » brutalité

La perspective n’a jamais été posée officiellement mais elle n’a rien de ridicule selon plusieurs soignants qui livrent leurs positions dans les médias.

« On pensait qu’on en aurait plus besoin. Mais compte tenu de ce qui se passe chez nos voisins proches, on ne peut pas l’écarter », reconnaît ainsi le professeur Arnaud Fontanet, épidémiologiste, membre du Conseil scientifique, de l’Institut Pasteur, dans Le Parisien ce mercredi.

Les Pays-Bas ont ainsi fait le choix d’un confinement partiel, tandis que l’Autriche a opté pour la formule la plus dure… ce qui ne va pas sans contestation dans les rues. Le spécialiste admet de surcroît que cette cinquième vague du Covid-19 « nous cueille par surprise », et se dit « étonné de sa brutalité ». Dans le même journal, Gilles Pialoux, chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital Tenon à Paris, abonde dans le même sens. « Rien ne peut être exclu », glisse-t-il.

Malgré plus de 50 millions de Français vaccinés, le pays vient d’enregistrer 30.454 nouveaux cas en 24 heures et une moyenne de 18.297 cas quotidiens sur une semaine. 6000 classes sont actuellement fermées dans nos écoles, soit un bond de 50% depuis vendredi.

Au plan national, le taux d’incidence est désormais de 191 cas pour 100.000 habitants, et huit départements dépassent le seuil des 250 d’après l’outil de suivi numérique CovidTracker, tandis qu’ils ne sont plus que trois – la Mayenne, la Manche, les Deux-Sèvres – à se maintenir sous les 100.

La dose de rappel tient encore la corde

Le médecin et consultant de BFMTV Alain Ducardonnet a estimé de son côté que les mesures fortes n’étaient pas à l’ordre du jour à ce stade. « Confinement, couvre-feu… Pour l’instant, non », a-t-il assuré, reprenant alors: « Par contre, l’élément très important, c’est la troisième dose. »

Une extension d’ailleurs préconisée par les autorités scientifiques et caressée déjà de longue date par le gouvernement.

Notre cardiologue a expliqué la vertu de cette dose de rappel: « Pourquoi? Parce que les effets sont relativement rapides. Dans les études – israéliennes en particulier – les taux d’anticorps remontent en trois jours et le bénéfice clinique, c’est-à-dire les diminutions en hospitalisations et réanimations, c’est une semaine à huit jours. »

D’après les données cumulées par le ministère de la Santé, on avait administré 5.293.000 doses de rappel à la date de samedi dernier.

Robin Verner

Robin Verner Journaliste BFMTV



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