le taux d’incidence explose chez les 6-10 ans



le taux d'incidence explose chez les 6-10 ans

En l’espace d’une semaine, le taux d’incidence des enfants de 6-10 ans a été multiplié par 2,5 et est désormais égal à 340 cas pour 100 000 habitants, alors que la moyenne nationale pour les adultes s’établit à 191.

Un nouveau symptôme de la cinquième vague épidémique actuellement à l’œuvre. Les derniers chiffres publiés par Santé publique France ont révélé une forte hausse du taux d’incidence chez les enfants âgés de 6 à 10 ans. Ce taux a fait un bond spectaculaire de près de 150% en une semaine. Il atteint désormais le stade des 340 cas pour 100.000 habitants. Il était de 80 au moment de la rentrée des dernières vacances de la Toussaint, le lundi 8 novembre.

Ce chiffre dénote ainsi une circulation très active du Covid-19 chez les enfants, alors que la moyenne nationale du taux d’incidence s’élève à 191. Il faut, pour retrouver un taux de 340 chez les 6-10 ans, remonter au pic de la troisième vague épidémique, au cours du printemps dernier.

Les collégiens affichent eux aussi une incidence supérieure à la moyenne tous âges confondus, avec un taux de 208 chez les 11-14 ans.

La question de la vaccination des enfants

La forte hausse de l’incidence chez les plus jeunes a déjà un impact très concret dans les écoles: ce mardi, le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, a annoncé que 6000 classes étaient à cette heure fermées en France en raison de cas de contamination. Ce nombre correspond au niveau le plus élevé depuis la rentrée scolaire de septembre.

De l’avis des médecins, c’est désormais la question de la vaccination des enfants qui doit être rapidement étudiée.

« Il va bien falloir se poser la question de la vaccination des enfants. C’est aussi un moyen d’éviter que les petits transmettent à des personnes plus fragiles, leurs grands-parents par exemple ou des personnes de leur entourage qui seraient atteintes de maladies graves », affirme Jean-Michel Molina, chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital Saint-Louis (AP-HP).

D’autres pays ont déjà sauté le pas, à l’instar des Etats-Unis ou d’Israël. Avec des effets concluants pour Jean-Michel Molina.

« On a maintenant suffisamment de données de tolérance », tranche-t-il.

Alors qu’un défense de conseil sanitaire va se réunir autour d’Emmanuel Macron ce mercredi, l’Agence européenne du médicament doit quant à elle rendre public ce jeudi son avis concernant la vaccination des 5-11 ans avec des doses du vaccin Pfizer.



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