aucun « lien direct » entre la vaccination et les troubles menstruels, selon l’ANSM



aucun "lien direct" entre la vaccination et les troubles menstruels, selon l'ANSM

Après plusieurs mois de surveillance, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé explique ce mardi n’avoir trouvé aucun lien permettant de mettre en cause la vaccination contre le Covid-19 dans l’apparition de troubles menstruels.

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) ne change pas d’avis. Alors que de nombreux cas de troubles menstruels ont été signalés par des femmes qui venaient de recevoir une injection de vaccin contre le Covid-19, aucun lien direct n’a été confirmé ce mardi d’après le dernier point de l’Agence sur la surveillance de ces vaccins.

Depuis le début de la crise, 3870 cas de troubles ont été observés après la vaccination par Pfizer et 562 avec Moderna. Selon l’ANSM, les principaux symptômes concernent des saignements anormaux ainsi que des retards ou absences de règles. Ceux-ci peuvent survenir après la première ou la seconde dose.

Des perturbations pas forcément causées par le vaccin

Comme dans un précédent avis publié en août dernier, l’agence assure qu’il n’est pas possible de relier ces troubles à la vaccination. Pour autant, ces phénomènes « restent sous surveillance », explique le communiqué. « Il s’agit majoritairement d’événements non graves, de courte durée et spontanément résolutifs », tient à rassurer l’ANSM.

« Des études supplémentaires sont nécessaires, prévoyant notamment, entre autres, des mesures des concentrations hormonales pour pouvoir déterminer s’il y a un lien », a expliqué ce mardi Georgy Genov, responsable de la pharmacovigileance de l’Agence européenne du médicament (AEM).

L’agence conseille aux femmes qui connaissent ces symptômes sur plusieurs cycles, « ou si elles en ressentent le besoin », de consulter leur médecin. D’autres possibilités peuvent venir expliquer ces troubles, comme la prise d’un traitement hormonal, une grossesse ou encore une maladie gynécologique.

« Toute activité immunitaire peut entraîner une perturbation légère ou passagère du cycle menstruel sans conséquence à moyen et long terme », avait d’ailleurs expliqué en août l’infectiologue Karine Lacombe sur France Inter.

Par Caroline Dieudonné avec Anthony Audureau



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