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Journée contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie : un long chemin vers la pleine égalité, selon l’ONU


La Journée célèbre la diversité et sensibilise aux droits humains des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexuées (LGBTIQ+).

Dans sa déclaration, la cheffe des droits de l’homme de l’ONU, Michelle Bachelet, a rappelé que malgré les nombreux changements positifs récents dans le monde qui ont résulté du travail ardu des défenseurs des droits humains des LGBTIQ+, « les violations généralisées se poursuivent : meurtres, torture, violences sexuelles, criminalisation et détention arbitraire ».

Selon le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), plus d’un tiers de tous les pays criminalisent encore les relations homosexuelles. Et les personnes LGBTQI+ se voient refuser les protections juridiques, les soins de santé essentiels, les droits civils et humains, y compris le droit à l’autonomie corporelle lorsqu’elles sont contraintes de subir un traitement médical ou une intervention chirurgicale inutile.

Nos corps. Nos vies. Nos droits

Le thème de cette année, Nos corps. Nos vies. Nos droits, vise à rappeler que chacun a le droit de s’épanouir pleinement en exerçant son autonomie corporelle, car c’est sur ce droit que reposent les autres droits humains.

Mme Bachelet a souligné que « les personnes LGBTIQ+ ont droit à l’égalité en termes de respect de leur dignité et en termes de respect, de protection et de réalisation de leurs droits humains fondamentaux, comme tout le monde ».

Faisant part de ses inquiétudes concernant le harcèlement continu des défenseurs des droits humains des LGBTIQ+, les restrictions discriminatoires à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique, et les nouvelles mesures discriminatoires proposées dans un certain nombre de pays, dont certains qui ciblent spécifiquement les personnes trans, Mme Bachelet a exhorté les États à agir de toute urgence à faire davantage pour protéger leurs droits.

« Traités comme des criminels »

ONU Femmes a ajouté sa voix à l’appel, en solidarité avec « toutes les personnes d’orientations sexuelles, d’identités de genre, d’expressions de genre et de caractéristiques sexuelles diverses ».

Les conflits armés et les impacts continus de la pandémie de COVID-19 et du changement climatique ont encore alimenté les injustices.

« Au cours de l’année écoulée, un nombre croissant de lois et de politiques ont criminalisé et stigmatisé la diversité des genres. Pour les personnes LGBTIQ+ à faible revenu, jeunes, handicapées, noires, autochtones ou de couleur, de telles menaces à l’autonomie corporelle sont vécues en conjonction avec d’autres formes de discrimination et de marginalisation », a déclaré ONU Femmes dans un communiqué.

Selon des données récentes, environ deux milliards de personnes vivent dans des environnements où les personnes LGBTIQ+ sont traitées comme des criminels.

Seul un tiers des pays protège les personnes contre la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle ; seulement un dixième protège les personnes trans de la discrimination fondée sur l’identité de genre, et moins d’un sur 20 protège les personnes intersexuées de la discrimination.


La Journée internationale contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie est célébrée dans plus de 30 pays.

© UNHCR/Susan Hopper

La Journée internationale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie est célébrée dans plus de 30 pays.

Forcés de fuir

Marquant également la date, le chef de l’agence des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a souligné les dangers pour les LGBTIQ+, trop de pays considérant toujours les relations homosexuelles comme illégales.

Dans certains pays, les couples de même sexe risquent même la peine de mort, a averti M. Grandi, notant que d’autres « refusent ou sont incapables de protéger ceux qui souffrent ou risquent de subir des violences » des gangs, de leurs communautés et même de leurs propres familles.

« Confrontées à cette réalité, de nombreuses personnes LGBTIQ+ n’ont d’autre choix que de fuir », a déclaré le chef de l’agence onusienne.

« Pourtant, même lorsqu’elles essaient de trouver la sécurité, elles continuent souvent à faire face à des risques, notamment à la violence ou aux abus sexuels. La discrimination est souvent la seule chose que les réfugiés LGBTIQ+ ne peuvent pas laisser derrière eux – dans de nombreux cas, elle les suit à travers les frontières alors qu’ils continuent de faire face à des obstacles pour trouver un endroit sûr où vivre, un emploi ou même consulter un médecin », a poursuivi M. Grandi.

Le HCR a redoublé d’engagement pour protéger l’autonomie, l’action et les droits de toutes les personnes LGBTIQ+ déplacées de force et apatrides.

Célébrés par tout le monde dans la société

S’attaquer à ces problèmes ne nécessite pas seulement des changements dans les lois et les politiques – cela nécessite également une plus grande acceptation, un soutien et une célébration des personnes LGBTIQ+ par tous les membres de la société, y compris au sein de la famille.

M. Grandi a ajouté que chacun a la responsabilité de lutter contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie et de « réaliser un monde où toutes les personnes LGBTIQ+ n’ont pas besoin de fuir et peuvent vivre – chez elles – en sécurité, dans la dignité et avec fierté ».

Dans cet esprit, le Bureau des droits de l’homme des Nations Unies a développé une nouvelle campagne thématique UN Free & Equal célébrant diverses familles qui acceptent et soutiennent leurs membres pour s’épanouir, peu importe qui ils sont ou qui ils aiment.

La campagne appelle chacun d’entre nous à défendre les droits humains des personnes LGBTIQ+ et des familles inclusives et solidaires, dans toute leur diversité.



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