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Des scientifiques identifient la molécule à l’origine des troubles de l’odorat que peut causer le Covid



Des scientifiques identifient la molécule à l'origine des troubles de l'odorat que peut causer le Covid

Présente dans le café, cette molécule est généralement décrite par les personnes atteintes de parosmie, ou distorsion de l’odorat, comme dégoûtante ou répulsive.

Après deux années de pandémie, les symptômes les plus courants du Covid-19 sont désormais bien connus: fièvre, toux, fatigue, perte du goût ou de l’odorat… Dans cette liste non-exhaustive, la parosmie est encore assez méconnue. Les personnes qui en souffrent ont l’impression que leurs aliments ont des effluves désagréables type oeufs pourris, poubelles ou encore essence.

Bonne nouvelle pour eux, des scientifiques anglais ont identifié le problème. Une molécule odorante très puissante semble en effet être un déclencheur de ce sentiment de dégoût parfois ressenti par les personnes atteintes de parosmie.

Plusieurs molécules détectées, mais une sort du lot

Plus de 30 molécules différentes ont été détectées par les chercheurs comme élément déclencheur des mauvaises odeurs chez les personnes atteintes de troubles de l’odorat.

Mais celle qui revient le plus souvent est la 2-furanméthanethiol. Cette dernière est notamment présente dans le café, le chocolat, la viande, l’oignon, ou encore le dentifrice.

Dans les colonnes de The Guardian, le Docteur Jane Parker, directrice du Flavor Center de l’Université de Reading et co-auteur l’étude, explique:

« C’est une preuve solide que tout n’est pas dans la tête et que le sentiment de dégoût peut être lié à la composition des aliments. Le système nerveux central est certainement également impliqué dans l’interprétation des signaux qu’il reçoit du nez. »

Des tests sur une quarantaine de volontaires

Pour arriver à ce résultat, les scientifiques ont cherché à savoir s’il y avait des composés particuliers au sein des produits qui contiennent les molécules déclencheuses de la parosmie. Ils ont alors piégé des arômes individuels de café sur 29 volontaires atteints de ce trouble afin de comparer leurs réactions avec celles des 15 cobayes qui n’en souffrent pas.

Parmi la centaine de composés aromatiques présents dans le café, les scientifiques en ont isolé 15 qui déclenchaient la parosmie, le principal étant le 2-furanméthanethiol, qui, selon 20 des 29 volontaires à l’odorat défaillant, avait une très mauvaise odeur.

Selon une récente enquête internationale, environ 10 % des personnes souffrant de perte d’odorat liée au Covid-19, ont souffert de parosmie immédiatement après la maladie. Ce chiffre passe à 47 % lorsque les répondants sont à nouveau interrogés six à sept mois plus tard.



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