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l’OMS affirme que l’épidémie dure depuis la mi-avril



l'OMS affirme que l'épidémie dure depuis la mi-avril

Le bureau européen de l’Organisation mondiale de la Santé appelle à des mesures pour contenir l’épidémie qui s’étend dans plusieurs pays.

« Nous ne savons pas si nous pourrons contenir rapidement sa propagation ». Le bureau européen de l’Organisation mondiale de la Santé a publié un communiqué ce mardi pour faire un point d’étape sur la situation sanitaire liée à la variole du singe, plusieurs semaines après l’émergence importante de cas dans plusieurs pays d’Europe et du monde.

« L’Europe reste à ce jour l’épicentre de l’épidémie de variole du singe la plus importante et la plus étendue géographiquement jamais signalée en dehors des zones endémiques d’Afrique occidentale et centrale », indique l’agence de santé. L’OMS Europe affirme avoir désormais « une opportunité cruciale d’agir rapidement, ensemble, pour enquêter et contrôler rapidement cette situation en évolution constante ».

Selon l’agence de santé, les enquêtes menées sur les précédents cas de patients contaminés montre que l’épidémie était « certainement en cours dès la mi-avril » en Europe.

« Un virus qui peut infecter n’importe qui »

L’OMS Europe, qui s’appuie sur les cas rapportés à ce jour, relève que ce virus se transmet notamment par contact sexuel: « de nombreux cas, mais pas tous, signalent des partenaires sexuels éphémères et/ou multiples, parfois associés à de grands événements ou fêtes ».

« La variole du singe est causée par un virus qui peut infecter n’importe qui et n’est intrinsèquement associé à aucun groupe spécifique de personnes », souligne le bureau régional de l’OMS pour l’Europe, précisant ignorer à ce stade si le virus pouvait se transmettre d’une personne à une autre par le sperme ou les sécrétions vaginales.

Si les autorités sanitaires ne s’inquiètent pas de la dangerosité du virus sur les personnes jusqu’ici atteintes par la variole du singe, elles ignorent quel sera leur impact sur la santé des personnes susceptibles d’avoir des conséquences graves « en particulier les jeunes enfants, les femmes enceintes et les personnes immunodéprimées ».

« Notre objectif est de contenir cette épidémie en arrêtant autant que possible la transmission entre individus », assure l’OMS Europe qui reste optimiste sur l’évolution de la situation sanitaire: « une réponse efficace contre la variole du singe ne nécessitera des mesures aussi strictes que celles prises contre le Covid-19 car le virus ne se propage pas de la même manière ».

Vigilance et isolement pour les personnes contaminées

L’OMS Europe appelle par conséquent à sensibiliser la population, notamment les jeunes, à soutenir les organisateurs d’événements estivaux à venir réunissant de jeunes populations, à informer les personnes contaminées qu’elles doivent s’isoler et respectent les recommandations sanitaires à savoir s’abstenir de tout contact sexuel et de limiter les contacts étroits avec autrui pendant plusieurs jours.

« Nous avons beaucoup appris de la pandémie du Covid-19, en terme de collaboration et d’échange d’informations entre États, de surveillance accrue ou encore de communication de crise […] toutes ces leçons peuvent et devraient nous permettre d’éclairer nos actions futures », conclut l’OMS Europe.

Hugues Garnier Journaliste BFMTV



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