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Pour Arnaud Fontanet, « on a toujours été surpris » par les virus émergents



Pour Arnaud Fontanet, "on a toujours été surpris" par les virus émergents

Pour le membre du Conseil scientifique Covid-19, il reste « des progrès à faire » pour améliorer la prévention des futures épidémies.

Prévoir l’imprévisible.Spécialiste de l’épidémiologie des maladies émergentes à l’Institut Pasteur et membre du Conseil scientifique Covid-19, Arnaud Fontanet a, dans les colonnes de Ouest-France, fait le point sur la possible émergence de futures pandémies à court et moyen terme et la manière dont il est possible de s’y préparer.

Selon lui, quelles que soient les mesures mises en place par les pouvoirs publics et les autorités sanitaires, difficile de prévoir le prochain danger: pour lui, « on a toujours été surpris » par les virus émergents.

« Qui aurait prévu l’émergence MERS à partir de dromadaires de pays du Golfe, que Zika qui sommeillait en Asie du Sud-Est se réveillerait et traverse l’océan Pacifique que Chikungunya flamberait en 2005? », interroge-t-il.

Malgré tout, Arnaud Fontanet liste une série de bonnes pratiques pour se préparer au pire et notamment aux zoonoes, les « maladies qui franchissent la barrière des espèces ». . « Il faut une surveillance des animaux sauvages et des élevages », mais aussi « une régulation du marché des animaux sauvages », explique-t-il. Pour lui, il reste « des progrès à faire » en la matière et en cas de détection « la capacité à agir vite » est vitale.

« Il est beaucoup plus facile d’éteindre un foyer épidémique à son début qu’une fois l’épidémie lancée. Mais si on n’a pas pu prévenir l’extension du foyer initial et que l’épidémie s’installe dans nos contrées, alors la bonne échelle de réponse devient européenne », faisant référence à l’achat groupé de vaccins à l’échelle continentale, comme cela a été le cas pour le Covid-19.

Le Covid ne devient pas « bénin »

De manière bien plus concrète, Arnaud Fontanet est également revenu en détails sur les différentes pandémies et épidémies qui touchent actuellement la planète, à plus ou moins grande échelle. En ce qui concerne le Covid-19, qui semble revenir en force sur le territoire national, Arnaud Fontanet alerte.

« Le sous-variant BA-5 va devenir majoritaire, probablement la semaine prochaine, et l’est déjà en Ile-de-France où les contaminations repartent plus vite. La baisse des gestes de prévention contribue à cette vague en train de se dessiner », détaille le spécialiste.

« Pour l’instant, on ne va pas vers un virus plus bénin », assure Arnaud Fontanet, qui appelle les plus de 65 ans à une nouvelle dose de rappel vaccinal. « C’est vraiment le moment de le faire, surtout pour les plus de 80 ans ou les personnes immunodéprimées. »

Le cas de la variole du singe, la monkeypox, est également abordé. Pour lui, il s’agit d » »une émergence comme on a pu en voir régulièrement depuis vingt ans », qui n’est en aucun cas comparable avec le Covid-19 ou le Sida.

« Elle touche environ 2000 personnes de 45 pays (125 cas en France au 14 juin). La bonne nouvelle est que les formes cliniques sont limitées, avec peu de formes graves, quelques hospitalisations mais pas de décès », explique-t-il.

Il souligne en revanche qu’il est pour l’heure impossible de savoir si ce virus a muté ou non, ou bien si sa diffusion seule a augmenté.



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