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Les noyades en recul de 10% mais le nombre de morts reste stable


L’agence Santé Publique France a révélé ce mardi les conclusions de son enquête « NOYADES 2021 » recensant le nombre de ces drames survenus au cours de l’été précédent. Si l’étude marque une baisse sensible des accidents par rapport à 2018, le nombre de morts demeure quant à lui constant. L’occasion pour l’agence d’appeler les baigneurs à la prudence à l’entrée de cet été 2022.

À l’orée de l’été, de ses grandes vacances et de ses séjours balnéaires, l’agence Santé Publique France publie ce mardi les résultats de son enquête « NOYADES 2021 ». Le document et les chiffres qu’il avance rappellent que la prudence est de mise autour des baignades.

Fondée sur les statistiques recueillies entre le 1er juin et le 30 septembre 2021, l’étude révèle qu’on a recensé 1480 noyades accidentelles pour la période, soit 10% de moins qu’en 2018, une année qui en avait connues 1649. Un bilan qui constitue aujourd’hui encore un triste record depuis que l’agence Santé publique France mène ces enquêtes, renouvelées tous les trois ans.

La plus grande part des noyades survenues en mer

Si l’on compare les chiffres des morts consécutives à ces noyades en 2021 et 2018, ils sont cette fois similaires. La part d’accidents fatals est même légèrement supérieure en 2021 – représentant 27% de l’ensemble – que trois ans auparavant (25%). 22% de noyades accidentelles ont concerné des enfants de moins de 6 ans et 26% des personnes de 65 ans et plus. La proportion de noyades suivies de morts se révèle plus forte parmi les plus de 65 ans: 41% contre 6% chez les enfants de moins de 6 ans.

Santé Publique France a également détaillé les endroits où ces noyades sont survenues: 47% des noyades accidentelles se sont produites en mer, 26% en piscine (« tous types confondus », précise l’agence), 23% en cours d’eau ou plan d’eau et 4% dans d’autres lieux (comme les baignoires ou bassins).

Des conditions « peu favorables » à la baignade en 2021

Au moment d’expliquer la baisse des chiffres globaux de ces accidents au terme de ce cycle de trois ans, l’organisme rappelle que les « conditions climatiques » se sont avérées « peu favorables à la baignade », qu’il s’agisse des températures ou de l’ensoleillement, « sur une large partie du territoire métropolitain durant la période estivale 2021 ». Par ailleurs, les conclusions de l’enquête soulignent qu’on a déploré « nombre de ces noyades » après la fin des mesures de restrictions mises en place pour lutter contre la propagation du Covid-19.

« Dans ce contexte, ces noyades pourraient être, en partie, liées à une mauvaise appréciation par les baigneurs de leurs capacités physiques ou à une dégradation de l’état de santé au sortir d’une longue période de confinement et de moindre activité physique », note Santé Publique France.

« Il est donc crucial de rappeler les mesures de prévention des noyades à tous les âges, chez les plus jeunes comme les plus âgés, en insistant sur l’importance de tenir compte de la forme physique et de l’état de santé de chacun », enchaînent les rédacteurs de l’étude.

Robin Verner

Robin Verner Journaliste BFMTV



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