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quelle efficacité des vaccins contre les sous-variants BA.4 et BA.5?



quelle efficacité des vaccins contre les sous-variants BA.4 et BA.5?

Une étude publiée dans The New England Journal of Medicine établit une résistance des sous-variants d’Omicron aux vaccins actuellement disponibles.

L’épidémie de Covid-19 connaît un impressionnant rebond en France. Les chiffres publiés mardi par Santé Publique France font état de 147.248 nouvelles contaminations, soit une augmentation de 54,6% en 7 jours. Le taux d’incidence est également en hausse, cette donnée qui donne le nombre de personnes positives pour 100.000 habitants. Il s’établit désormais à 731,7, en augmentation de 52,8%.

Un variant BA.5 qui progresse rapidement

Les causes de cette hausse sont multiples. Retrait du masque dans les transports, hausse des interactions sociales due à la période estivale, mais également circulation de plus en plus importante des nouvelles souches BA.4 et BA.5 du Covid-19, des sous-lignages du variant Omicron. Ces deux derniers variants ont la particularité d’être plus transmissibles, comme le démontre les premières remontées de terrain. Au Portugal, BA.5 a engendré un important rebond épidémique, ainsi qu’une hausse des décès.

Preuve de sa virulence, le variant BA.5, qui ne représentait que 18% des cas détectés lors de l’enquête Flash menée la semaine du 23 mai en France, se retrouvait dans 41% des cas positifs lors de l’enquête du 7 juin.

« Remplacement progressif de BA.2 par BA.5 dont la détection est en forte hausse », écrivait le 23 juin Santé Publique France.

Une résistance accrue aux vaccins

Qu’en est-il de l’efficacité des vaccins face à BA.4 et BA.5? Une étude publiée dans The New England Journal of Medicine, relayée par le médecin Marc Gozlan, atteste d’une résistance accrue des variants BA.4 et BA.5 aux vaccins.

Les conclusions de cette première étude, menée sur 27 personnes ayant reçu trois doses du vaccin Pfizer, et 27 autres ayant déjà été infectés par Omicron, sont sans appel.

« Ces données montrent que (…) BA.4 et BA.5 échappent de manière significative aux anticorps neutralisants induits à la fois par la vaccination et l’infection. De plus, les anticorps neutralisants contre les sous-variants BA.4 et BA.5 (…) sont inférieurs à ceux obtenus avec les sous-variants BA.1 et BA.2. Ce qui suggère que le variant Omicron a continué d’évoluer avec une capacité accrue d’échappement immunitaire », peut-on lire.

BA.4 et BA.5 sont donc plus résistants aux vaccins que les précédents sous-variants d’Omicron. De manière chiffrée, les anticorps sont 21 fois moins importants contre ces deux sous-lignages d’Omicron que contre la souche originelle du Covid, celle apparue à Wuhan à la fin de l’année 2019.

Deux mutations observées sur BA.4 et BA.5 sont pointées du doigt pour expliquer cette résistance. La mutation L452R d’abord, déjà détectée sur le variant Delta, et qui accroît la contamination. La mutation F486 ensuite, associée à une réduction de la neutralisation des anticorps.

Des nouveaux vaccins déjà obsolètes?

Mais Pfizer et Moderna, les deux firmes à l’origine des deux vaccins à ARN messager, aujourd’hui massivement injectés en France, travaillent sur de nouveaux sérums spécialement adaptés au variant Omicron. De quoi accroître leur efficacité contre les sous-lignages BA.4 et BA.5? Les deux compagnies ont communiqué fin juin sur les premiers résultats cliniques de leurs vaccins mis à jour, concernant les deux sous-variants actuellement scrutés par la communauté scientifique.

Pfizer a mis sur pied deux nouveaux vaccins, un visant spécifiquement Omicron et un visant à la fois Omicron et la souche originelle du Covid-19. « Les études préliminaires en laboratoire montrent que les deux sérums adaptés à Omicron neutralisent BA.4 et BA.5, mais dans une dimension moindre que pour BA.1 ». Des résultats mitigés donc. Oui, ces nouveaux vaccins montrent une efficacité accrue contre les nouveaux variants. Mais les dernières évolutions du virus témoignent déjà d’une résistance accrue par rapport à la souche initiale d’Omicron.

Le président de Pfizer Albert Bourla a en tout cas tenu à se montrer rassurant. « En se basant sur ces données, nous pensons que nous avons deux candidats très efficaces adaptés à Omicron, qui provoquent une réponse immunitaire contre Omicron nettement plus élevée que celle que nous avons vue précédemment », peut-on lire dans un communiqué.

Moderna a développé un seul nouveau vaccin, visant à la fois la souche originelle et le variant Omicron. Et les résultats sont les mêmes que pour les nouveaux sérums de Pfizer, c’est-à-dire une efficacité augmentée contre les sous-lignages d’Omicron, nuancée par une résistance accrue de BA.4 et BA.5.

« Les anticorps neutralisants contre BA.4 et BA.5 étaient approximativement trois fois moins importants que ceux observés contre BA.1 », indique l’entreprise américaine.

De ces premiers résultats, une conclusion se dessine. Le virus mute de manière bien trop rapide pour permettre aux entreprises productrices de vaccin de s’adapter efficacement. D’autant que les premiers vaccins adaptés au variant Omicron ne devraient pas être autorisés avant l’automne.



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