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qu’est-ce que le plus haut niveau d’alerte déclenché par l’OMS?



qu'est-ce que le plus haut niveau d'alerte déclenché par l'OMS?

L’organisation a déclenché, samedi, son plus haut niveau d’alerte face à l’épidémie de variole de singe dans le monde. Un appel aux pays touchés à renforcer la vaccination.

L’inquiétude monte pour les autorités sanitaires mondiales face à la flambée des cas de variole de singe. Samedi, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déclenché son plus haut niveau d’alerte pour tenter d’endiguer l’épidémie qui sévit partout dans le monde mais qui frappe principalement l’Europe.

« J’ai décidé de déclarer une Urgence de santé publique de portée internationale (USPPI) pour ce qui concerne l’éruption de variole du singe », a déclaré le docteur Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS lors d’un point de presse.

C’est la septième fois de l’histoire de l’organisation qu’un tel seuil est déclenché, uniquement dans des situations « graves, soudaines, inhabituelles ou inattendues ». Le directeur général a expliqué que le comité d’experts avait été divisé, neuf voix s’étant élevées contre une USPPI face à six voix en faveur d’une telle mesure. In fine, c’est lui qui a tranché.

Près de 1500 cas en France selon Santé publique France

Car depuis le mois de mai, 16.836 personnes ont contracté la maladie dans 74 pays, selon le tableau de bord du Centre américain pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) à la date du 22 juillet. C’est la première fois qu’une telle variole touche le monde de façon aussi globale.

Côté français, on dénombrait 1453 cas au 19 juillet 2022, selon le dernier bulletin de Santé publique France et les chiffres ne cessent de grimper ces dernières semaines. Si les autorités sanitaires du Royaume-Uni, l’un des épicentres de la maladie, ont fait état d’une baisse du rythme de contagion, le nombre de cas augmente rapidement dans le monde.

Une flambée qui inquiète surtout la communauté gay car la variole du singe touche principalement des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, et « en particulier ceux qui ont des partenaires multiples, ce qui veut dire qu’elle peut être stoppée avec les bonnes stratégies dans le bon groupe », a précisé le docteur Tedros.

« Pour mobiliser les autorités sanitaires »

L’OMS appelle donc les pays les plus touchés à prendre des mesures d’assistance et d’informations « pour protéger la santé, les droits humains, et la dignité de la communauté affectée ». Le patron de l’organisation a également souligné que « la stigmatisation et la discrimination peuvent être aussi dangereuses que n’importe quel virus ».

« C’est un appel à l’action, mais ce n’est pas le premier », a souligné Mike Ryan, le responsable des situations d’urgence de l’OMS, qui espère que cela va mener à une action collective contre la maladie.

« Le déclenchement de cette alerte, c’est justement pour mobiliser les autorités sanitaires des différents pays pour mieux étudier les chaînes de contaminations mais aussi de disposer de vaccins contre la maladie », a analysé Bruno Mégarbane, chef du service de réanimation de l’hôpital Lariboisière à Paris, samedi sur notre antenne.

Les associations dénoncent un manque de moyens

En France, la vaccination est ouverte pour les personnes ayant été exposées au virus, notamment dans 11 centres d’Île-de-France depuis le 11 juillet. La Haute autorité de santé a également annoncé le 8 juillet recommander une vaccination « prévention qui soit proposée aux groupes les plus exposés au virus ».

« On a une forte demande des personnes à risques de se faire vacciner et il faut aller extrêmement vite si on veut endiguer cette épidémie », a constaté Benjamin Davido, infectiologue à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches dans les Hauts-de-Seine, sur notre antenne ce dimanche.

Mais les associations LGBT dénoncent encore un manque de moyens de la part des autorités françaises face à la forte demande. Marc-Antoine Bartoli, militant et coordinateur prévention d’Act up Parisn a parlé « d’un stock de dose de vaccin largement insuffisant » sur l’antenne de BFMTV, samedi.

L’association demande le déblocage de 100.000 doses alors que le ministère de la Santé a annoncé l’ouverture de 30.000 créneaux. « On estime qu’il faut vacciner 300.000 personnes, et ça a des conséquences sur les rendez-vous dans les centres qui ne peuvent pas assurer une vaccination efficace des populations », a souligné Marc-Antoine Bartoli.



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