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Un patient âgé de 66 ans guérit du VIH grâce à une greffe de cellules souches



Un patient âgé de 66 ans guérit du VIH grâce à une greffe de cellules souches

L’institut américain City of Hope annonce la rémission d’un patient infecté depuis 33 ans du VIH grâce à une greffe de cellules souches.

Un nouvel espoir dans la lutte contre le sida. Un patient américain vient de guérir du VIH et d’une leucémie, a annoncé mercredi l’institut de recherche contre le cancer City of Hope situé en Californie. Le patient âgé de 66 ans a reçu une greffe de cellules souches pendant près de trois ans et demi pour son cancer du sang. Lors de ce traitement, le virus du VIH a tout simplement cessé de se répliquer dans son organisme.

« Lorsque j’ai été diagnostiqué séropositif en 1988, comme beaucoup d’autres, j’ai pensé que c’était une condamnation à mort », raconte l’homme dans un communiqué publié par l’Institut.

Celui qui souhaite garder son anonymat a été déclaré en rémission 17 mois après l’arrêt de son traitement contre le virus. « Il aurait peut-être pu arrêter les thérapies plus tôt, mais il voulait attendre d’être vacciné contre le Covid-19 », fait savoir City of Hope.

« Ouvre des opportunités pour les patients plus âgés »

C’est le quatrième patient dans l’histoire à connaître une rémission à long terme du VIH et surtout le patient le plus âgé à ce jour.

« Le cas du patient ouvre des opportunités pour les patients plus âgés vivant avec le VIH et un cancer du sang de recevoir une greffe et d’obtenir une rémission pour les deux maladies si un donneur avec une mutation génétique rare peut être identifié », souligne l’Institut.

Car cette guérison a été rendue possible grâce à une mutation génétique rare reçue lors de sa greffe de cellules-souches: l’homozygote CCR5 Delta 32. Elle empêche le VIH de se répliquer dans le sang et rend ainsi le patient résistant au virus.

« Une étape médicale »

« Nous avons été ravis de lui faire savoir que son VIH est en rémission et qu’il n’a plus besoin de prendre le traitement antirétroviral qu’il suivait depuis plus de 30 ans », déclare la professeure Jana Dickter, docteure à la division de maladies infectieuses à l’institut.

« Il a vu beaucoup de ses amis mourir du sida dans les premiers jours de la maladie et a été tellement stigmatisé lorsqu’il a été diagnostiqué séropositif en 1988. Mais maintenant, il peut célébrer cette étape médicale », se réjouit-elle.

« Nous sommes fiers d’avoir contribué à aider le patient à atteindre la rémission du VIH et de la leucémie. Cela nous rend modeste de savoir que notre science pionnière dans les greffes de moelle osseuse et de cellules-souches, ainsi que notre recherche de la meilleure médecine de précision contre le cancer, ont contribué à transformer la vie de ce patient », déclare Robert Stone, président et chef de la direction de City of Hope.



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