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Les laboratoires de biologie médicale en grève à partir du lundi 14 novembre



Les laboratoires de biologie médicale en grève à partir du lundi 14 novembre

Engagés depuis plus d’un mois dans un bras de fer avec le gouvernement, les syndicats des laboratoires de biologie médicale dénoncent les économies demandées par l’exécutif. Ils déplorent la « folie austéritaire » et « un projet d’asphyxie programmé de la biologie médicale ».

« Messieurs les ministres Attal et Braun, souhaitez-vous vraiment prendre le risque d’une mobilisation générale des libéraux de santé alors que notre système de santé est encore si fragile? », mettent en garde les syndicats des laboratoires de biologie médicale ce mardi dans un communiqué.

Reçus ce lundi au siège de l’Assurance-maladie, ils affirment s’être « heurtés à un mur ». Ils appellent ainsi à une entrée en grève reconductible à compter du lundi 14 novembre.

1,276 milliard d’euros d’économies sur la biologie médicale jusqu’en 2026

Dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), le gouvernement prévoit de baisser les tarifs des actes de biologie, arguant que les tests Covid-19 ont rempli leurs caisses pendant l’épidémie. Les laboratoires d’analyses sont alors sommés de revoir à la baisse les tarifs de leurs examens courants.

« Les laboratoires de biologie médicale partagent l’objectif du gouvernement de mieux maîtriser les dépenses de santé et ont affirmé leur volonté de participer à l’effort exceptionnel sur les dépenses COVID », écrivent les syndicats dans leur communiqué.

Toutefois, ils dénoncent un changement de ligne du directeur de l’Assurance-maladie, Thomas Fatôme. « De 180 millions d’euros d’économies initialement prévues sur une année (2023), voilà que l’addition s’envole désormais à 280 millions d’euros sur 2023, 332 millions sur 2024, 332 millions sur 2025 et 332 millions sur 2026 », déplorent-ils.

« On ne tire pas sur ceux qu’on envoie au front »

L’Alliance de la biologie médicale dénonce une « folie austéritaire » et « un projet d’asphyxie programmé de la biologie médicale ». Selon elle, cette décision entraînera le risque « qu’aux déserts médicaux s’ajoutent demain les déserts des laboratoires ».

« Quand on décide des politiques publiques, on ne tire pas sur ceux qu’on envoie au front en première ligne », pointent les laboratoires, référence à leur mobilisation dans la lutte contre la pandémie.

L’exécutif semble toutefois peu enclin à changer d’avis. Le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, a en effet déclaré ce dimanche qu’il n’y aurait « pas de retour en arrière » sur les économies inscrites dans le budget de la Sécurité sociale et qu’il n’y avait « pas lieu de réviser cette position ».



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