Covid-19 : le secteur touristique rattrape son retard en vue de l’été


Covid-19 : le secteur touristique rattrape son retard en vue de l’été
Une terrasse de café sur la plage de Deauville (Calvados), le 19 mai 2021.

SAMEER AL-DOUMY / AFP

Depuis un an, c’est une constante : on ne fait pas meilleur agent de voyage qu’Emmanuel Macron.

L’annonce du déconfinement, jeudi 29 avril

, qui établissait un calendrier graduel de levée des restrictions jusqu’au 30 juin, a permis aux professionnels du tourisme de commencer à engranger des réservations.

Le besoin de grand air s’est exprimé fortement lors des week-ends de l’Ascension et de la Pentecôte, malgré l’absence de restauration pour le premier et le temps maussade lors du second. Sur l’ensemble du littoral, on a mis les pieds dans l’eau et cuisiné à domicile, dans les gîtes et meublés, quand l’hôtellerie continue de souffrir.


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Ce n’était qu’un avant-goût de ce qui attend les stations balnéaires cet été. Comme en 2020, la clientèle nationale pourrait pallier l’absence des touristes britanniques et extra-européens – hormis dans les grandes villes, qui en sont très dépendantes.

Les Européens, eux, feront l’objet d’une cour assidue, ces prochaines semaines, par le biais d’une campagne de communication d’Atout France et de visites du secrétaire d’Etat au tourisme dans les pays voisins.

« Il y a une dimension marketing, mais aussi pratico-pratique : il est important de donner le mode d’emploi, et la parole politique est attendue dans ces moments de crise »

, note Jean-Baptiste Lemoyne.

Les grandes tendances de 2020 semblent se confirmer : prééminence incontestée du littoral, montée en puissance de la montagne et de la campagne au détriment des villes

La France doit, la semaine prochaine, dresser une nouvelle liste de pays classés vert, orange et rouge, et définir les contraintes associées à chaque couleur. De quoi rassurer potentiellement les touristes belges, suisses et allemands, particulièrement ciblés pour leur pouvoir d’achat et venant d’endroits où l’épidémie de Covid-19 reflue. La gratuité des tests PCR pour les étrangers pourrait également être un avantage comparatif par rapport à d’autres Etats européens où les tests, impératifs avant un retour au pays, sont facturés entre 70 et 120 euros.

Pour l’heure, les professionnels enregistrent presque exclusivement des réservations intérieures. Les grandes tendances de 2020 semblent se confirmer : prééminence incontestée du littoral, montée en puissance de la montagne et de la campagne au détriment des villes. Les déplacements en groupe et en voiture, donc à proximité, se renforcent également, tout comme le logement non marchand, dans la famille ou chez les amis.


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