de Paris à Marseille, avec ces Français qui choisissent la vaccination dans l’enthousiasme


Une patiente reçoit une dose de vaccin contre le Covid-19, à Versailles, le 29 mai 2021.

Cette fois-ci, les Français y croient. Confinement, déconfinement, reconfinement… Du passé, tout cela ! Cette fois-ci, c’est sûr, la vie d’avant est de retour. La première gorgée de bière en terrasse, un dîner entre amis, le plaisir d’un ciné, le clic festif d’une réservation au théâtre et puis l’été qui s’annonce, peut-être bien sans masques. La vie d’avant, plus qu’un espoir, une certitude. Au moins pour quelques mois.

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Les chiffres en témoignent, les restrictions sanitaires ont permis de contenir l’épidémie et puis, surtout, la vaccination progresse à marche forcée. Ce week-end, le seuil des 25 millions de personnes ayant reçu au moins une première injection a été franchi. Et dès lundi, soit quinze jours avant le calendrier prévu par le gouvernement, tous les adultes sans exception pourront se faire vacciner. Les Français, antivax ? Il y a quelques mois, on le pensait encore mais aujourd’hui, ils sont de plus en plus nombreux à avoir compris combien deux piqûres quasiment indolores pouvaient éclaircir leur avenir.

Les ratés des débuts oubliés

« Merci, que la vie reprenne ! », « Super orga ! », « Vous êtes des merveilles ». Sur les quatre grands panneaux installés à la sortie du centre de vaccination du Stade-Vélodrome, à Marseille, des dizaines de messages sont affichées. Des cœurs, des remerciements dans toutes les langues. Beaucoup de mots d’espoir. Le maître principal Thierry Zaveroni, officier du bataillon des marins-pompiers de Marseille (BMPM) chargé de l’organisation du site, en savoure chaque ligne. « La preuve que nous sommes tous ensemble en train de réussir le pari fixé », se réjouit-il.

File d’attente de candidats au vaccin, le premier jour de l’ouverture du vaccinodrome dans les salons du stade Vélodrome, à Marseille, le 15 mars 2021.

Entre le pôle du Vélodrome, ouvert dans les salons du stade le 15 mars et qui n’a cessé de monter en puissance, et son annexe du parc Chanot, créée un mois plus tard pour assurer l’injection des secondes doses de Pfizer, le dispositif municipal, géré par le BMPM, a réalisé près de 200 000 injections. Avec une pointe quotidienne, mi-mai, à 6 139 passages. « Une organisation semi-industrielle », reconnaît Thierry Zaveroni, qui, chaque jour, y dirige près d’une centaine de personnes.

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Le marin-pompier serait presque nostalgique des balbutiements de la campagne de vaccination, mi-janvier, au rez-de-chaussée de l’hôtel de ville, sur le Vieux-Port, le premier centre ouvert dans la cité phocéenne. « Il y avait alors beaucoup d’émotion. Les gens nous racontaient qu’ils s’étaient mariés dans cette salle, nous apportaient des gâteaux, des bonbons… On redonnait de l’espoir après un long tunnel », se rappelle-t-il. De cette expérience, il a tiré une leçon : « Offrir un accueil personnalisé et chaleureux. Le bouche-à-oreille vaut toutes les campagnes de communication. »

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