les contrôles renforcés dans les Pyrénées-Atlantiques, du fait de la circulation accrue du virus


Des clients d’un café à Bordeaux, le 19 mai 2021, jour de la réouverture des terrasses et lieux culturels en France.

Les contrôles des restrictions destinées à contenir l’épidémie de Covid-19 ont été renforcés dans les Pyrénées-Atlantiques, après que le gouvernement a pointé des « signaux d’alerte » en Nouvelle-Aquitaine et en Occitanie. Le taux de reproduction du virus « est repassé au-dessus de 1, ce qui signifie que l’épidémie gagne de nouveau du terrain », avait déclaré le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, mercredi 2 juin. Une progression particulièrement marquée dans le département des Pyrénées-Atlantiques, où l’incidence a progressé de près de 80 % en une semaine.

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« Les restaurants et débits de boissons, les salles de sport, mais aussi la voie publique » seront donc davantage contrôlés, « pour éviter les regroupements festifs sauvages et garantir le respect du couvre-feu », indique la préfecture des Pyrénées-Atlantiques dans un communiqué daté du 2 juin. L’agence régionale de santé (ARS) annonce, de son côté, son intention d’y « dépister largement dans les établissements scolaires, et [d’]inciter au maintien des gestes barrière », tout en accélérant la vaccination. Plusieurs clusters ont en effet été identifiés dans ce département.

Une dynamique qui « inquiète »

Selon Benoît Elleboode, directeur général de l’ARS de Nouvelle-Aquitaine, le taux d’incidence baisse moins rapidement qu’auparavant. « On reste sur un plateau à 71 pour 100 000 habitants, ce qui reste en dessous de la moyenne nationale de 91. Mais c’est la dynamique que l’on doit suivre plus que le taux lui-même, dynamique qui nous inquiète mais pour laquelle on trouve des explications », indique-t-il. Parmi ces explications, il cite un taux de dépistage plus élevé que la moyenne. Mais cela n’explique qu’une partie du phénomène.

Plusieurs autres pistes sont évoquées par l’agence : « D’abord, la levée d’un certain nombre de mesures de contraintes et de confinement, développe Benoît Elleboode. D’autre part, le fait que notre région a été moins touchée par le Covid-19 lors des précédentes vagues. Les plus jeunes, qui n’étaient pas, jusqu’ici, éligibles à la vaccination sont donc moins immunisés. Le virus circule beaucoup plus facilement. »

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Le directeur général de l’ARS Nouvelle-Aquitaine se veut toutefois rassurant sur la situation hospitalière. « Tous les indicateurs hospitaliers dans la région sont au vert », avec une dynamique de diminution. Le pourcentage d’occupation de lits de réanimation des patients atteints de Covid-19 diminue : il était de 17, 7 % le 1er juin, contre 19,6 % le 31 mai et 20 % la semaine précédente.

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