la circulation du variant Delta augmente dans plusieurs pays d’Europe


Un homme attend devant un centre mobile de vaccination à Bolton, en Angleterre, où le nombre de cas dus au variant Delta est relativement élevé, le mercredi 9 juin 2021.

Depuis trois semaines, le nombre de cas de Covid-19 augmente en moyenne glissante sur sept jours en Angleterre, passant de 2 000 mi-mai à près de 6 000 début juin, et 8 000 cas quotidiens le 11 juin. Le variant Delta, dit « indien », y est désormais majoritaire, représentant près de 74 % des cas. Le pays est suspendu aux décisions à venir du premier ministre, qui pourrait reporter la dernière étape du déconfinement.

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Au Portugal également, l’incidence augmente depuis la deuxième semaine de mai : environ 400 cas y étaient recensés le 8 mai, et 900 le 10 juin. Dans la semaine du 17 au 22 mai, les échantillons mis en ligne dans la base de données Gisaid étaient à presque 50 % des variants Delta (18 sur 38). Le Royaume-Uni a décidé de sortir le Portugal de sa liste verte et impose désormais une quarantaine aux voyageurs en provenance de ce pays.

L’Allemagne dénombre, quant à elle, 50 % de séquences Delta supplémentaires en moins de deux semaines (517 cas au 11 juin) et la Belgique 60 % en plus (191 cas), quand la France compte 130 cas, contre 80 au 31 mai. Néanmoins, le variant Alpha reste dominant dans l’Hexagone : selon l’enquête Flash de Santé publique France datant du 25 mai, il représentait alors 87,8 % et le variant Delta 0,5 % des 800 séquences étudiées. Le 11 mai, date des derniers résultats complets connus, la proportion de Delta était de 0,2 % dans les 1 700 séquences analysées.

Le vaccin toujours efficace

En Angleterre, le dernier point technique de Public Health England, le 11 juin, confirme la supériorité du variant Delta sur Alpha en termes de diffusion, sans que la valeur exacte de sa contagiosité puisse être fermement déterminée. Plusieurs experts évoquent une contagiosité d’environ 60 %, soit de l’ordre de la supériorité de l’Alpha par rapport à la souche historique du virus. Cette plus grande transmission peut s’expliquer par une contagiosité accrue ou par une capacité à échapper aux anticorps, ou les deux, mais aucune étude n’a été encore été publiée pour préciser l’intensité d’une voie ou de l’autre.

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L’analyse technique britannique indique également que des données préliminaires en Angleterre et Ecosse montrent un risque d’hospitalisation plus élevé pour le variant Delta que pour l’Alpha, responsable de la dernière vague épidémique.

Plusieurs travaux ont déjà démontré que l’efficacité de deux doses de vaccins Pfizer-BioNTech restait bonne : selon l’Institut Pasteur, elle est de 93,4 %, pour la lignée Alpha et de 87,9 % pour la Delta. Dans la revue Nature du 10 juin, une équipe de recherche associant des universités et l’entreprise a montré, in vitro, que l’efficacité reste également bonne avec le prototype de vaccin développé contre le variant Beta, dit « sud-africain », connu pour être celui qui diminue le plus l’effet vaccinal.



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