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Le sud-est de la France et les outre-mer durement touchés par le Covid-19


La quatrième vague épidémique du Covid-19 se poursuit, avec une circulation « toujours intense » du SARS-CoV-2 sur tout le territoire durant la semaine 31, soit du 2 au 8 août, a indiqué Santé publique France (SPF) dans son point épidémiologique hebdomadaire publié jeudi 12 août. Il y a toujours plus de 22 000 cas en moyenne diagnostiqués par jour, sur fond de prédominance du variant Delta, plus contagieux. « L’épidémie augmente moins vite mais elle augmente toujours. On observe cette semaine une hausse plus modérée, de 4 %, du taux d’incidence, qui s’établit à 236 pour 100 000 habitants », a souligné Christine Campese, de SPF, lors d’un point de décryptage vendredi 13 août. La hausse de l’incidence atteignait 17 % la semaine précédente et 94 % une semaine plus tôt. Quant aux tests, leur taux de positivité s’élève désormais à 4,3 %, enregistrant une très légère augmentation.

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Les jeunes adultes sont les plus touchés : le taux d’incidence s’élève à 505 pour 100 000 personnes chez le 20-29 ans. Il a cependant baissé de 13 % en une semaine. Quant aux 40 ans et plus, s’ils sont moins infectés, ils connaissent en revanche une accélération plus rapide de la transmission. Il semble donc que la vague se diffuse dans les classes d’âges les plus âgées, plus vulnérables face au virus.

L’impact de la quatrième vague pèse sur les hospitalisations, bien que l’augmentation des admissions (+35 %) est moins marquée que la semaine précédente – elle atteignait alors 92 %. Ceci représente 4 764 nouvelles hospitalisations lors de la semaine 31, et 1 086 admissions supplémentaires dans les services de soins critiques, soit une hausse de 46 %. Au 10 août, près de 10 000 patients étaient hospitalisés pour Covid-19 en France. Durant la semaine du 2 au 8 août, 347 personnes sont décédées de cette infection. « C’est un bilan en demi-teinte avec une très forte hétérogénéité entre les départements », a ajouté l’épidémiologiste Daniel Lévy-Bruhl, responsable de l’unité des infections respiratoires de SPF.

Plans blancs réactivés

En effet, « la situation est très préoccupante en outre-mer, notamment en Guadeloupe et en Martinique », note SPF. De nouvelles restrictions sont entrées en vigueur mardi 9 août dans ces deux territoires où la pression hospitalière est très forte. Le taux d’incidence a même atteint 2 000 le 9 août en Guadeloupe, ce qui signifie qu’un habitant sur 50 est infecté. « Ce sont des taux d’incidence que l’on n’a jamais connus dans tous les territoires de la République confondus », avait précisé mardi 10 août Sébastien Lecornu, le ministre des outre-mer, à la veille de se rendre aux Antilles. L’agence sanitaire est également préoccupée par « un signal de reprise épidémique » en Guyane française.

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