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la Chine refuse toute nouvelle enquête internationale


Dans un centre de dépistage du Covid-19 à Wuhan en Chine, le 3 août 2021.

La Chine n’accueillera pas de nouvelle mission scientifique à Wuhan sur la question sensible des origines du nouveau coronavirus. Ainsi Pékin a-t-il vivement réagi, vendredi 13 août, à un brusque regain de pression des médias internationaux et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur le sujet.

La veille, l’OMS annonçait en effet la création d’un nouveau groupe scientifique chargé de poursuivre l’étude de l’émergence des nouveaux pathogènes, dont le SARS-CoV-2. Et quelques heures auparavant, Peter Ben Embarek, le chef des experts internationaux de la précédente mission d’étude, détaillait dans un documentaire diffusé par la télévision danoise les entraves des autorités chinoises à la conduite de cette première enquête.

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Dans le documentaire, le chercheur révèle sans fard les tensions, la rétention d’informations et les compromis politiques ayant conduit le rapport de la mission commune OMS-Chine à juger « hautement improbable » l’hypothèse d’un accident de laboratoire. Rendu en mars, ce rapport conjoint avait été corédigé par les scientifiques mandatés par l’OMS et les autorités chinoises. C’est la première fois que le scientifique prend de telles distances avec un rapport qu’il avait lui même dû endosser.

Création d’un nouveau panel

Dans un communiqué dont chaque mot a été pesé au trébuchet, l’OMS dit avoir défini « la prochaine série d’études à entreprendre » sur l’origine de la pandémie de Covid-19 et assure « poursuivre ses discussions avec les Etats membres et les experts sur les prochaines étapes ». L’organisation onusienne annonce la création d’un nouveau panel, le Groupe consultatif scientifique sur les origines des nouveaux agents pathogènes (SAGO), chargé de conseiller l’institution sur « l’émergence de futurs agents pathogènes émergents à potentiel pandémique ». Ce groupe consultatif devrait participer à la mise en œuvre d’études complémentaires sur les origines du SARS-CoV-2. Les modalités de sélection de ses futurs membres n’ont pas été explicitées par l’OMS, qui précise que plusieurs pistes sont explorées pour garantir une composition équitable du groupe.

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Dans une volonté de ne pas heurter la sensibilité chinoise sur le sujet, l’OMS dilue diplomatiquement la problématique, en appelant à « une continuité avec les missions précédentes en Chine pour le SARS-CoV-2, ainsi qu’avec d’autres missions étudiant les origines, par exemple, du SARS-CoV, du MERS-CoV, de la grippe aviaire, de Lassa et d’Ebola ».

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