A la différence des policiers, les gendarmes au contact du public devront être vaccinés avant le 15 septembre


Obligation dans les casernes, option dans les commissariats ? Après les personnels soignants et les pompiers mais à la différence des policiers, les gendarmes se trouvent désormais contraints d’être vaccinés depuis la diffusion d’une note de la direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN), mardi 17 août, signée du major-général Bruno Jockers. La décision, attendue, fait suite à une instruction de la direction centrale du service de santé des armées (SSA) qui, le 29 juillet, avait étendu le périmètre de l’obligation vaccinale aux militaires « servant, à compter du 15 septembre 2021, sur le territoire métropolitain au titre d’un engagement opérationnel décidé par l’état-major des armées ou la direction de la gendarmerie nationale » dans le but de « préserver la santé des personnels et de maintenir la capacité opérationnelle des forces armées ».

Alors que les gendarmes étaient jusque-là seulement incités à recevoir le vaccin, sont désormais concernés tous les « personnels militaires, d’active et de réserve, en missions de sécurité publique, de sécurité routière, de maintien de l’ordre, de police judiciaire et d’accueil ou effectuant des services au contact du public ou de personnes extérieures à la gendarmerie ». Seuls les effectifs d’état-major ou servant au sein des services techniques et administratifs en sont dispensés, « tout en étant fermement encouragés à le faire », précise une source de la gendarmerie, selon laquelle « il n’était ni concevable ni admissible aux yeux du public de faire contrôler le passe sanitaire du citoyen lambda par des gendarmes qui n’étaient pas soumis à la même contrainte ». La note évoque d’ailleurs le devoir d’exemplarité des militaires « au contact quotidien du public dans l’exécution de leurs missions de protection et de sécurité publique et en charge du contrôle de l’application des règles sanitaires ».

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Cette obligation n’est toujours pas étendue aux policiers, même si la Place Beauvau pourrait bientôt revoir sa position. Lundi 16 août, à l’occasion d’une réunion consacrée à la situation sanitaire et réunissant les membres du comité technique ministériel, Gérald Darmanin a ainsi assuré croire « en la responsabilité des personnels du ministère de l’intérieur », se disant confiant dans une démarche spontanée de l’ensemble des agents. Mais si les circonstances devaient décevoir cet optimisme, le ministre a également laissé entendre qu’il n’exclurait pas de recourir à des mesures plus contraignantes, sans préciser leur nature ni leur étendue. C’est précisément là que le bât blesse.

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