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l’obligation vaccinale suscite craintes et incompréhensions chez les sapeurs-pompiers


Lors d’une manifestation contre le passe sanitaire et l’obligation vaccinale, à Nantes (Loire-atlantique), le 31 juillet 2021.

« Nous ne sommes pas opposés au vaccin, mais à l’obligation vaccinale », résume Noël Auray, délégué CGT des SDIS (service départemental d’incendie et de secours), les services de l’Etat qui gèrent la majeure partie des sapeurs-pompiers français.

Depuis l’annonce par Emmanuel Macron de la vaccination obligatoire pour les soignants, qui concerne également les 253 000 sapeurs-pompiers de France, une partie de la profession fait entendre son opposition.

Partout dans le pays, de petits cortèges de sapeurs-pompiers rejoignent les manifestations hebdomadaires contre le passe sanitaire. Walter Galot, adjudant-chef au SDIS des Alpes-Maritimes, en fait partie. En octobre 2020, il avait contracté le Covid-19 lors d’une intervention. Puis, à nouveau, en mars, cette fois de manière asymptomatique. « J’ai fait un test sérologique en juillet, et j’ai encore suffisamment d’anticorps. Quel est l’intérêt de ce vaccin pour moi ? », s’interroge-t-il, tout en précisant qu’il n’est pas opposé à une vaccination « plus tard ». « On n’est pas sur des hordes de personnes qui sont vent debout contre la vaccination », nuance Rémy Chabbouh, secrétaire national du syndicat SUD-SDIS, lui-même sapeur-pompier à Lyon.

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« Sur la totalité des sapeurs-pompiers en France, on est à 60 % d’effectifs vaccinés totalement », précise Grégory Allione, président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF), qui regroupe la quasi-totalité des sapeurs-pompiers du pays. Un taux qui serait en réalité plus élevé, en raison de la part très importante de volontaires dans l’effectif national (79 %). Comme ils occupent une activité professionnelle par ailleurs, il est plus difficile de recenser leur couverture vaccinale.

Xavier Boy, président de la Fédération autonome des sapeurs pompiers professionnels et des personnels administratifs et techniques spécialisés (FA SPP-PATS), constate cependant que « très peu de volontaires sont vaccinés ; c’est un des principaux points de blocage ». « Certains préfèrent arrêter d’être volontaires pour éviter la vaccination », abonde Noël Auray.

Caractère « punitif »

Avec l’obligation, « il y a une discrimination liée à la vaccination qui va jusqu’à une atteinte au droit du travail », dénonce Rémy Chabbouh. Les sapeurs-pompiers n’ont pour l’instant qu’à présenter un test négatif au Covid-19 pour aller travailler. Mais les mesures coercitives vont s’intensifier ces prochaines semaines.

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