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l’Académie de médecine recommande de vacciner certains enfants


Une enfant de 5 ans reçoit son vaccin dans une école primaire, le 10 novembre 2021, à Odessa, Texas.

Les vaccins contre le Covid-19 ne doivent pas être donnés à tous les enfants mais certains d’entre eux devraient en bénéficier, a estimé, mercredi 17 novembre, l’Académie nationale de médecine, dans l’attente d’éléments supplémentaires pour confirmer la bonne tolérance du vaccin chez les enfants.

Cette instance, censée porter le consensus du savoir médical, précise dans un communiqué :

« L’Académie nationale de médecine recommande d’élargir l’immunisation contre [le] Covid-19 par le vaccin [de Pfizer-BioNTech] aux enfants à risque de formes graves en raison de comorbidités, quel que soit leur âge, ainsi qu’aux autres enfants vivant dans leur environnement familial et scolaire. »

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L’Académie, dont les avis sont seulement consultatifs, conseille aussi de vacciner « les enfants vivant dans l’entourage d’adultes vulnérables, en particulier les immunodéprimés et les personnes atteintes de maladies chroniques ».

Cette prise de position intervient après plusieurs jours de polémiques en France sur l’opportunité d’étendre la vaccination contre le Covid-19 aux enfants de 5 à 11 ans, comme l’ont déjà fait les Etats-Unis et Israël. Seuls les plus de 12 ans peuvent actuellement se faire vacciner contre le Covid-19 en France.

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Inflammations cardiaques et effets secondaires très rares

Le sujet est délicat car les bénéfices individuels sont a priori très limités pour les enfants : les formes graves de Covid-19 et, à plus forte raison, les décès sont très rares chez eux. Or les vaccins Pfizer-BioNTech et Moderna peuvent ponctuellement provoquer des inflammations cardiaques, des effets secondaires très rares mais à mettre en regard avec le bénéfice discutable du vaccin chez les plus petits.

Toutefois, les arguments pour la vaccination des enfants portent aussi sur sa dimension collective. Elle viserait à empêcher le virus de circuler parmi eux et donc, par la suite, au sein du reste de la population.

Les autorités sanitaires européennes sont en train d’examiner la question après avoir reçu des données positives de Pfizer et ensuite de Moderna. Ces laboratoires témoignent de l’absence d’effets graves mais sur un échantillon d’un gros millier d’enfants, a priori insuffisant pour détecter des conséquences très rares mais sévères.

Une décision « en début d’année 2022 » ?

« Si une décision doit être prise », elle pourrait l’être « en début d’année 2022 », a déclaré Jean-François Delfraissy, président du conseil scientifique, mercredi sur France Inter.

Dans ce contexte, plusieurs sociétés françaises de pédiatrie et d’infectiologie ont relancé le débat en début de semaine en exprimant leur scepticisme sur la vaccination des enfants. Ces instances, dont la Société de pathologie infectieuse de langue française, ont ainsi estimé :

« L’urgence de la vaccination des enfants de 5-11 ans n’apparaît pas pour l’instant comme évidente en France. »

Cette position a suscité en retour l’indignation de partisans de la vaccination enfantine. L’association militante Ecole et familles oubliées, farouchement opposée à « l’immunité naturelle par la maladie », dénonce une « trahison » des enfants et réclame une analyse « bénéfice risque du vaccin » pour les enfants.

Le Monde avec AFP



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