la Slovaquie annonce un confinement partiel de deux semaines


A côté d’un confinement partiel de deux semaines, le gouvernement slovaque a également annoncé la fermeture, à partir du 25 novembre 2021, des restaurants et des magasins non essentiels, pour lutter contre une nouvelle vague de contaminations par le coronavirus.

Alors qu’une nouvelle vague de contaminations par le coronavirus déferle sur l’Europe, la Slovaquie est le deuxième pays européen à approuver, mercredi 24 novembre, un nouveau confinement.

La pandémie liée au Covid-19 a fait au moins plus de cinq millions de morts dans le monde depuis la fin de 2019, selon un bilan établi par l’Agence France-Presse (AFP) à partir de sources officielles, mercredi, à la mi-journée. Les Etats-Unis sont le pays le plus endeuillé, avec plus de 770 000 morts, devant le Brésil (plus de 610 000) et l’Inde (près de 470 000).

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime, en prenant en compte la surmortalité directement et indirectement liée au Covid-19, que le bilan global de la pandémie pourrait toutefois être deux à trois fois plus élevé que celui calculé à partir des chiffres officiels.

  • Un confinement partiel de deux semaines en Slovaquie

En Slovaquie, le gouvernement a approuvé, mercredi, un confinement partiel de deux semaines pour faire face à la forte hausse des cas de Covid-19, a annoncé le ministre de l’économie, Richard Sulik. Après l’Autriche lundi, il s’agit du deuxième pays de l’Union européenne à confiner sa population face à une nouvelle vague, près de deux ans après l’apparition de la pandémie.

La mesure de confinement est assortie de la fermeture, à partir de jeudi, des restaurants et des magasins non essentiels. Les écoles, elles, resteront ouvertes. « Nous ferons une nouvelle évaluation dans dix jours », a déclaré le ministre aux journalistes, alors que la Slovaquie affiche l’un des taux de contamination par le SARS-CoV-2 les plus élevés au monde.

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« Le gouvernement a approuvé un confinement pour les deux prochaines semaines », a ajouté M. Sulik. A quelques exceptions près, les habitants ne seront autorisés à sortir de chez eux que la nuit, entre une heure et 5 heures. « Les écoles seront les dernières à fermer. Nous tenons à ce qu’elles restent ouvertes. Nous sommes également pour que les tests dans les écoles soient obligatoires », a encore précisé M. Sulik.

  • Malgré des émeutes, les Pays-Bas envisagent de renforcer les restrictions

Des émeutes violentes, en marge de manifestations contre les restrictions imposées dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, ont fait d’importants dégâts dans plusieurs villes des Pays-Bas, ici à Rotterdam, le 20 novembre 2021.

Le gouvernement néerlandais pourrait annoncer un renforcement des restrictions sanitaires vendredi, a annoncé mercredi le ministre de la santé, Hugo de Jonge. Une nouvelle vague « lugubre et inquiétante » de cas de Covid-19 a poussé l’exécutif à avancer d’une semaine la réunion initialement prévue le 3 décembre, qui doit adapter les mesures sanitaires à la reprise épidémique, a expliqué le ministre devant des journalistes.

Cette réunion ministérielle sera suivie d’une conférence de presse du premier ministre, Mark Rutte, où ce dernier annoncera les nouvelles décisions, a ajouté M. de Jonge. Le ministre de la santé a toutefois refusé « d’anticiper » les nouvelles restrictions, qui pourraient inclure, selon les médias néerlandais, une fermeture des écoles.

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Un renforcement des mesures actuelles risque d’enflammer une situation déjà tendue aux Pays-Bas, après quatre nuits sous haute tension dans différentes villes du pays. Depuis le 13 novembre, les restrictions sanitaires ont déjà été durcies. Les bars, les restaurants et les magasins essentiels comme les supermarchés doivent notamment fermer à 20 heures, et les magasins non essentiels à 18 heures.

Le gouvernement a déjà prévenu lundi qu’il envisage des mesures « semblables à un confinement » si les restrictions actuelles ne sont pas respectées. Les Pays-Bas enregistrent actuellement plus de 23 000 nouveaux cas par jour. L’exécutif a également récemment dévoilé un projet de loi qui prévoit d’interdire l’accès des bars, restaurants et d’autres lieux publics aux personnes non vaccinées.

  • Les vaccins réduisent la transmission de 40 %, rappelle l’OMS

Le variant Delta, particulièrement contagieux, a réduit à 40 % l’efficacité des vaccins contre la transmission du Covid-19, a rappelé mercredi le patron de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus. « Les vaccins sauvent des vies, mais ils n’empêchent pas totalement la transmission du Covid-19 », a-t-il expliqué lors d’un point presse régulier consacré à la pandémie.

« Il y a des données qui suggèrent qu’avant l’arrivée du variant Delta, les vaccins réduisaient la transmission d’environ 60 %, avec Delta cela a chuté à 40 % », a-t-il souligné. « Dans de nombreux pays et communautés, nous craignons qu’il n’y ait cette idée fausse que les vaccins ont mis fin à la pandémie, et que les gens qui sont vaccinés n’ont plus besoin de prendre d’autres précautions », a-t-il ajouté.

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Le directeur général de l’organisation a ouvert ses traditionnelles remarques liminaires sur la situation en Europe, frappée par une nouvelle vague d’infections, provoquée par des taux de vaccination encore insuffisants et le relâchement des gestes barrières et restrictions.

« La semaine dernière, plus de 60 % des infections et des décès du Covid dans le monde se sont produits en Europe », a rappelé le docteur Tedros, ajoutant que « cet énorme nombre de cas se répercute en fardeau insupportable pour les systèmes de santé et les personnels de santé épuisés ». Avec plus de 2,5 millions de cas et près de 30 000 morts enregistrés depuis une semaine, le Vieux Continent est de loin la région du monde la plus touchée par la pandémie, selon les données officielles, et la tendance reste à la hausse.

  • L’Europe invitée à agir « urgemment » contre la nouvelle vague de Covid-19

L’Europe doit ainsi prendre « urgemment » des mesures face à cette nouvelle vague, a estimé une agence de l’Union européenne (UE) mercredi, au lendemain d’un avertissement de l’OMS sur le risque d’une nouvelle hécatombe cet hiver.

Mardi, l’OMS Europe s’était alarmée de l’« emprise » du Covid-19 en Europe, qui pourrait faire 700 morts supplémentaires sur le continent d’ici au printemps, en plus des 1,5 million de décès déjà dénombrés. Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), l’agence sanitaire de l’UE chargée des épidémies, a embrayé mercredi en appelant à combler les trous en matière de vaccination.

L’Europe fait face à « un risque de fardeau très élevé » en décembre et en janvier « si des mesures de santé publiques ne sont pas appliquées urgemment », a averti l’ECDC, dont les avis sont consultatifs. Le niveau général de vaccination dans l’UE, encore inférieur à 70 % de la population totale, « laisse un large fossé vaccinal qui ne peut pas être comblé rapidement et donne un vaste espace au virus pour se répandre », souligne l’agence.

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Dans l’Union européenne, 67,7 % de la population a reçu deux doses de vaccin mais selon les chiffres de mardi, seuls 24,2 % des Bulgares sont par exemple vaccinés contre 86,7 % des Portugais. « Nous devons urgemment nous concentrer pour combler ce retard d’immunité, proposer des doses booster à tous les adultes et réintroduire des mesures non pharmaceutiques [restrictions anti-Covid] », a déclaré la directrice de l’ECDC, Andrea Ammon.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a repris la recommandation de l’ECDC d’une dose de rappel de vaccin pour tous les plus de 18 ans, avec une priorité aux plus de 40 ans. « Nous devons augmenter les vaccinations pour contrôler la pandémie », a reconnu la cheffe de l’exécutif européen.

Le Monde avec AFP et Reuters



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