l’intersyndicale à l’origine de la grève générale appelle à la levée des barrages


Une voiture incendiée bloque une route à Fort-de-France, en Martinique, le 23 novembre 2021.

A la Martinique, l’intersyndicale à l’origine de la grève générale lancée lundi tente d’apaiser la situation. L’intersyndicale « s’est réunie et a analysé la situation, et compte tenu […] de ce que nous avons constaté tout au long de cette journée, […] l’intersyndicale a décidé ce soir de lever les barrages », a annoncé Bertrand Cambusy, secrétaire général de la Centrale syndicale des travailleurs martiniquais (CSTM), dans la nuit de mardi 23 à mercredi 24 novembre sur Martinique La 1ère.

Les représentants syndicaux déclarent avoir pris cette décision pour éviter les risques d’embrasement, comme à la Guadeloupe, où les violences, d’une ampleur supérieure à celles de la Martinique, ont continué mardi.

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La veille, le parquet de Fort-de-France a ouvert une enquête après que des forces de l’ordre et des pompiers ont été la cible de tirs par armes à feu lundi soir, dans un quartier populaire de Fort-de-France, sans faire de blessés.

Pas de garantie que les barrages soient levés rapidement

Le mouvement a débuté pour réclamer la suspension de l’obligation vaccinale, mais avance des revendications variées. Mardi, d’importants barrages bloquaient, comme la veille, les principales routes de l’île. Des camions, des taxis, mais aussi des palettes et des pneus ont été disposés à des points stratégiques. Les réseaux de transports en commun étaient totalement à l’arrêt. Ces blocages ont également contraint le rectorat à fermer plus de la moitié des établissements scolaires.

L’appel de l’intersyndicale ne garantit pas que tous les barrages routiers soient levés rapidement, certains d’entre eux étant tenus par des personnes non syndiquées.

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A la Guadeloupe voisine, le couvre-feu a été prolongé jusqu’au 28 novembre. Le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, a fait du rétablissement de l’ordre public « le préalable à toute discussion évidemment ».

Le mouvement de contestation de la vaccination obligatoire contre le Covid-19 pour les personnels soignants et les pompiers a débuté le 15 novembre à la Guadeloupe, avec un appel à la grève générale d’un collectif d’organisations syndicales et citoyennes qui réclament aussi la hausse des salaires et des minima sociaux et la baisse des prix des carburants et du gaz.

Le Monde avec AFP



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