pourquoi l’élargissement de la dose de rappel s’est imposé au gouvernement


Des flacons vides du vaccin de Pfizer-BioNTech et des seringues, dans un centre de vaccination contre le Covid-19 à Nice, le 23 novembre 2021.

L’exécutif met le coup d’accélérateur sur la campagne de rappel vaccinal contre le Covid-19. Olivier Véran a annoncé, jeudi 25 novembre, un élargissement de la dose de rappel à l’ensemble de la population majeure. A partir du 15 janvier, toutes les personnes de plus de 18 ans devront justifier sur leur passe sanitaire avoir reçu une dose de rappel au maximum sept mois après la précédente. Par ailleurs, le délai entre la deuxième et la troisième dose est réduit à cinq mois, alors qu’il était jusque-là de six mois.

Pour pousser encore plus les récalcitrants à se faire vacciner, la durée de validité des tests PCR et antigéniques est réduite à 24 heures pour le passe sanitaire. Le port du masque est rendu obligatoire « partout en intérieur » dans les lieux recevant du public, y compris les lieux où le passe est réclamé. « Les préfets seront aussi habilités à rendre obligatoire le port du masque pour des événements en extérieur, tels que par exemple les marchés de Noël », qui seront soumis au passe, a précisé M. Véran.

  • Pourquoi une telle accélération ?

Jusqu’à présent, seuls les plus de 65 ans pouvaient bénéficier d’une dose de vaccin supplémentaire, ainsi que les personnes vulnérables souffrant de comorbidités, le personnel soignant et les personnes immunodéprimées. L’éligibilité au rappel commençant six mois après la dernière injection, la population cible a augmenté doucement à partir de septembre et gonfle de jour en jour. Mais, au 21 novembre, seule la moitié de cette population éligible avait franchi le pas. Un rythme insuffisant pour le gouvernement, qui craint l’impact que pourrait avoir la cinquième vague de l’épidémie sur le système hospitalier. Selon les dernières projections de l’institut Pasteur, le nombre quotidien d’admissions à l’hôpital pourrait atteindre 750 dès le 1er décembre, avec un pic allant « jusqu’à 1 000 voire 1 500 », selon le président du conseil scientifique, Jean-François Delfraissy. La primo-vaccination stagnant au même niveau depuis quelques mois, c’est sur la campagne de rappel que le coup d’accélérateur est mis afin d’enrayer la circulation virale.

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« Sans reprise épidémique, beaucoup de pays seraient beaucoup plus frileux sur cette extension de la troisième dose », souligne Jean-Daniel Lelièvre, chef du service immunologie clinique et maladies infectieuses à l’hôpital Henri-Mondor de Créteil. Aux Etats-Unis, l’Agence américaine des médicaments a donné vendredi son feu vert à une dose supplémentaire pour tous les adultes. En Europe, de nombreux pays, comme l’Allemagne, la Grèce ou l’Italie, ont également franchi le pas.

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