avec 90 % de la population éligible ayant reçu au moins une dose, la France a-t-elle atteint son plafond vaccinal ?


avec 90 % de la population éligible ayant reçu au moins une dose, la France a-t-elle atteint son plafond vaccinal ?

Il y a les réfractaires, les « antivax », les personnes qui ont peur ou qui hésitent encore… Alors que la France a atteint un niveau élevé de vaccination contre le Covid-19, avec plus de 90 % de la population éligible (12 ans et plus) ayant reçu au moins une dose en décembre, soit près de 78 % de la population totale, environ six millions de Français éligibles ne sont pas vaccinés.

A l’heure où la campagne de rappel bat son plein, le chiffre des non vaccinés n’évolue plus que très lentement, depuis deux mois, hormis un très léger rebond intervenu fin novembre, après l’annonce de l’ouverture à toute la population majeure de la dose supplémentaire. Les nouvelles injections stagnent en dessous des 30 000 par jour en moyenne depuis la mi-octobre, et sont même descendues à 20 000 doses en décembre. Soit un rythme qui n’a jamais été aussi bas, hormis lors des premiers jours de la campagne, il y a près d’un an.

Lire aussi Article réservé à nos abonnés Covid-19 : Emmanuel Macron veut faire peser la contrainte sur les non-vaccinés

Depuis que la barre des 50 millions de vaccinés a été franchie à la mi-septembre, le gouvernement se garde d’afficher un nouvel objectif chiffré en termes de primovaccination. Pas question cependant de renoncer, assure-t-on au ministère de la santé, où l’on insiste sur la poursuite des opérations d’« aller vers » pour toucher ces publics, ou encore sur la « file prioritaire », ouverte aux non-vaccinés dans les centres de vaccination. Les nouvelles primo-injections représentent « 100 000 à 200 000 personnes par semaine, ce n’est pas rien, c’est l’équivalent d’une ville moyenne qu’on arrive à grappiller », pointe-t-on du doigt Rue de Ségur.

  • Quel est le profil des personnes non vaccinées ?

Si l’on pose une loupe sur la carte de France, plusieurs fractures apparues au fil de la campagne se confirment. Outre les territoires ultramarins, qui accusent les retards les plus forts, en métropole, le Sud-Est se distingue par un niveau de vaccination moindre que dans le reste du pays. Et plus largement les territoires situés au sud d’une diagonale allant du Haut-Rhin à l’Ariège, selon les données par département de l’Assurance-maladie, arrêtées au 5 décembre.

Lire aussi Article réservé à nos abonnés Covid-19 : en Ardèche, une cohabitation forcée et parfois électrique entre vaccinés et non-vaccinés

A l’échelle plus fine des intercommunalités, une autre grille s’impose : les quartiers défavorisés des grandes métropoles demeurent en tête des territoires les moins vaccinés. Les quartiers nord marseillais des 14e, 15e et 16e arrondissements ; Dugny, Clichy-sous-Bois, Villetaneuse, Stains… en Ile-de-France ; dans le Rhône, Saint-Fons, Vaulx-en-Velin ou encore Vénissieux. Au moins 30 % de la population reste « à vacciner » dans ces communes – jusqu’à 44 % dans les quartiers nord de Marseille. Certains territoires ruraux reculés, avec un nombre d’habitants plus réduits, se situent également fortement en retrait, comme la communauté de communes du Diois, dans la Drôme, ou celle du Genevois, en Haute-Savoie.

Il vous reste 74.79% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.



Lire la suite
www.lemonde.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *