face à Omicron, le Royaume-Uni accélère le pas pour la troisième dose mais refuse les mesures sanitaires restrictives


La file d’attente devant le centre de vaccination contre le Covid-19 de l’hôpital Guy’s and St Thomas’, à Londres, le 13 décembre 2021.

Mobilisation générale contre Omicron au Royaume-Uni : alarmé par un variant du SARS-CoV-2 qui se propage extrêmement vite, le gouvernement britannique veut accélérer drastiquement la campagne de la troisième dose de vaccin contre le Covid-19, en pariant sur son efficacité pour éviter les cas les plus graves de la maladie. Le premier ministre, Boris Johnson, a annoncé dimanche 12 décembre que tous les adultes éligibles (les plus de 18 ans, ayant reçu leur deuxième dose il y a plus de trois mois) pourront recevoir leur troisième dose avant la fin de cette année et non plus avant fin janvier 2022 comme initialement envisagé. En tout, 4 713 cas d’Omicron ont été identifiés lundi 13 décembre, mais le nombre des infections double tous les deux jours et demi selon les autorités.

Lors d’un discours à la nation bref mais grave, M. Johnson a mis en garde dimanche contre « un raz-de-marée » du variant détecté pour la première fois en Afrique du Sud (et au Royaume-Uni fin novembre). « Ne faites pas l’erreur de penser qu’Omicron (…) ne peut pas vous rendre sérieusement malade vous ou vos proches. En Afrique du Sud, on constate que les hospitalisations ont doublé en une semaine, et nos hôpitaux viennent d’accueillir leurs premiers malades contaminés par Omicron », a prévenu le dirigeant. Lundi, M. Johnson a annoncé un premier décès dû au variant dans le pays (et confirmé que dix malades contaminés par Omicron étaient hospitalisés). L’essentiel des infections à Omicron ont été détectées en Angleterre mais l’Ecosse, le Pays de Galles et l’Irlande du Nord voient aussi les cas grimper très vite. « Nous faisons face à un tsunami », a estimé Nicola Sturgeon, la première ministre écossaise, à la fin de la semaine dernière.

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Les données cliniques ne sont pas encore suffisantes pour établir si Omicron entraîne des infections plus sévères que le variant Delta, mais « même si cela se révèle être le cas, nous savons déjà que ce variant est bien plus contagieux et qu’une vague d’Omicron dans une population n’ayant pas reçu sa troisième dose pourrait submerger le système de santé national et entraîner malheureusement un grand nombre de décès », a précisé M. Johnson. Le 10 décembre, l’Agence de sécurité de la santé britannique avait communiqué des données très préoccupantes à Downing Street : les infections au variant Omicron pourraient prendre le pas sur celles au variant Delta dès mi-décembre et à ce rythme, à la fin du mois, un million de Britanniques auront été infectés par Omicron.

Des milliers d’hospitalisations par jour redoutées

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