Emmanuel Macron se projette avec le Covid-19


Emmanuel Macron face aux journalistes de TF1 et LCI, au palais de l’Elysée, lors d’un entretien diffusé le 15 décembre.

Il fut un temps où Emmanuel Macron projetait une date de fin à l’épidémie de Covid-19. En avril 2020, le chef de l’Etat prévenait les Français qu’il leur restait « plusieurs mois à vivre avec le virus ». Quelques semaines plus tard, à l’automne, l’horizon était repoussé « au moins à l’été 2021 ». Puis, le 12 juillet, le locataire de l’Elysée estimait qu’il y en aurait encore « sans doute pour plusieurs mois de l’année 2022, même si le vaccin change beaucoup de choses ». Désormais, plus question de s’avancer. Anticipe-t-il la fin de l’épidémie à l’été 2022 ? « Je me garderai bien de faire quelque prédiction que ce soit », a répondu le président de la République, mercredi 15 décembre, dans l’émission « Où va la France ? », sur TF1 et LCI. « Il faut toujours être prudent en la matière. Celui qui dicte les règles et le rythme, c’est le virus », a-t-il convenu une fois de plus.

Face à l’accélération de la circulation épidémique – plus de 50 000 cas quotidiens sont enregistrés en moyenne depuis une semaine –, l’agenda présidentiel se trouve de nouveau percuté. Un conseil de défense sanitaire doit se réunir dans l’urgence, vendredi 17 décembre. Officiellement, rapporte-t-on l’entourage d’Emmanuel Macron, il s’agit de « donner de la visibilité aux Français avant les fêtes de fin d’année » en avançant ce rendez-vous, prévu à l’origine le 22 décembre.

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Mais le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a vendu la mèche à l’issue du conseil des ministres, mercredi, en prévenant que de « nouvelles décisions » s’imposaient pour répondre à la recrudescence du virus, que le très contagieux variant Omicron menace d’accélérer plus encore. « Une très forte pression sur notre hôpital » va d’ailleurs s’exercer « entre Noël et l’an », a reconnu Emmanuel Macron sur TF1. M. Attal évoque le chiffre de 4 000 personnes qui seraient alors admises en réanimation.

Perspective d’une quatrième dose

L’exécutif, pour autant, n’envisage pas de bouleverser la stratégie suivie ces dernières semaines, qui consiste à activer tous les leviers possibles sans imposer de confinement, de couvre-feu, ou d’interdictions de déplacements. Le chef de l’Etat a rappelé quels étaient les « trois piliers » sur lesquels il entend s’appuyer : le vaccin, le passe sanitaire et les gestes barrières. Il a ainsi jugé « souhaitable » que les enfants âgés de 5 à 11 ans se vaccinent, tout en reconnaissant que cela relevait du « choix des parents ». Après avoir longtemps fermé la porte à cette éventualité, M. Macron a en revanche estimé « tout à fait possible » qu’à terme une obligation vaccinale soit décidée pour les adultes, même si le passe sanitaire, a-t-il rappelé, a déjà poussé 90 % de la population éligible à recevoir au moins une injection. « Nous y sommes quasiment à l’obligation vaccinale », a estimé le locataire de l’Elysée.

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