l’exécutif mis sous pression par le variant Omicron


Olivier Véran et Jean Castex au Palais de l’Elysée à Paris, jeudi 9 décembre 2021.

L’urgence, une fois de plus. L’angoisse, toujours. A trois jours du réveillon de Noël, le dernier variant du SARS-CoV-2, Omicron, affole l’Europe et fait vaciller l’agenda du gouvernement. Pire, cette nouvelle souche du coronavirus fait à nouveau planer la menace si ce n’est d’un confinement, du moins de mesures contraignantes, comme les jauges dans les commerces, un couvre-feu ou les fermetures de bars et restaurants pour la Saint-Sylvestre ou le début du mois de janvier 2022. Une redite des heures les plus pénibles de la pandémie de Covid-19.

Mardi 21 décembre, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, l’a confié sans ambages : « Rien n’est exclu ». Dans l’immédiat, l’exécutif accélère. Le texte de loi visant à transformer le « passe sanitaire » en « passe vaccinal » sera présenté dès le lundi 27 décembre en conseil des ministres pour un passage en commission deux jours plus tard et un examen au Parlement le 3 janvier 2022. Ainsi, le dispositif qui rendrait obligatoire la vaccination pour toutes les personnes souhaitant se rendre dans un restaurant, bar, théâtre ou cinéma entrerait en vigueur au plus tard le 15 janvier, et non plus à la fin du mois, comme le prévoyait le calendrier annoncé dimanche. En parallèle, deux millions de créneaux de rendez-vous supplémentaires pour se faire vacciner seront ouverts d’ici à la fin de l’année. « Nous n’avons pas une seconde à perdre, si le virus accélère, nous accélérons aussi », a justifié M. Attal.

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Pas d’« union sacrée »

La vitesse de propagation d’Omicron, qualifiée de « fulgurante », a convaincu l’exécutif d’augmenter la cadence. La décision a été prise lundi, à l’issue d’un entretien entre le premier ministre, Jean Castex, et le président de la République, Emmanuel Macron. De fait, si le vaccin peut être une arme face à Omicron, il faut la dégainer avant le « tsunami » que prédisent les épidémiologistes en janvier. Après avoir réuni, mardi, les présidents de groupes parlementaires, Matignon nourrissait tous les espoirs pour pouvoir agir au plus vite.

Faute d’une « union sacrée » – La France insoumise (LFI) a refusé de participer à cette consultation –, la majorité, « soudée » sur le sujet, devait avoir le soutien du Parti socialiste (PS) et des Républicains (LR) au sein de l’hémicycle. « Il y a une hypocrisie du gouvernement. Il aurait mieux valu rendre la vaccination obligatoire pour mettre l’Etat face à ses responsabilités, mais on ne s’opposera pas au passe vaccinal », fait savoir Damien Abad, député de l’Ain et président du groupe LR à l’Assemblée. Quant au Sénat, son président, Gérard Larcher, a assuré M. Castex de sa coopération, laissant espérer un examen du texte dès le 6 janvier par les sénateurs.

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