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En Alsace, un collectif pour défendre la compétitivité du territoire


A Strasbourg (Alsace), le 15 janvier 2021.

Face à la multiplication des restrictions et charges visant les entreprises en Alsace, une vingtaine d’organisations professionnelles du secteur des transports, de l’industrie, du commerce et de l’agriculture viennent de se constituer en collectif. Elles espèrent ainsi peser sur les décisions des élus locaux qui mettent en péril, selon elles, la santé de l’économie locale, déjà mise à mal par la crise sanitaire liée au Covid-19 et la désorganisation des marchés provoquée par la guerre en Ukraine.

En ligne de mire, la volonté de la Collectivité européenne d’Alsace (CEA) de mettre en œuvre une taxe poids lourds à compter de 2025. Celle-ci s’ajoute à la mise en place d’une zone à faibles émissions sur la totalité du territoire de l’Eurométropole de Strasbourg, avec la perspective d’une interdiction du diesel à compter de 2028. A plus court terme, c’est la décision de cette dernière de quadrupler son taux de taxe foncière (de 1,15 % à 4,6 %) qui a mis le feu aux poudres.

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« Il y a un phénomène d’accumulation. Sur tous ces dossiers, on a en face de nous des élus qui nous consultent, nous écoutent, mais ne nous entendent pas. Entre la pandémie, les difficultés de recrutement, la crise des matières premières, les conséquences de la guerre en Ukraine, les entreprises n’en peuvent plus. Mais on a le sentiment que cela ne les touche pas », explique la déléguée générale du Medef Alsace, Sophie Schwendenmann.

« Des règles claires »

Dernier exemple en date de cette incompréhension croissante, le résumé en une seule page recto verso des nombreuses heures de réflexion au sein des groupes de travail mis en place pour mesurer l’impact économique de la zone à faibles émissions. « On ne souhaite pas une multiplication des dérogations, mais des règles claires qui permettent aux entreprises d’investir », note le syndicat patronal, qui vient de déposer un recours gracieux contre l’arrêté métropolitain instaurant l’interdiction du diesel dans quatre communes à compter de 2028.

La première action du nouveau collectif vise à alerter opinion publique et élus quant au coût de la future taxe poids lourds pour l’économie du territoire. Aucun chiffre précis n’est pour l’instant avancé par la CEA, mais la Fédération nationale des transports routiers (FNTR), l’une des principales fédérations du secteur, a d’ores et déjà fait ses comptes.

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« Si l’on se base sur la taxe en vigueur en Belgique, un aller-retour Strasbourg-Mulhouse pourrait coûter 57 euros. Au total, les coûts de revient du transport routier alsacien augmenteraient de 10 % ; une hausse qui devra être répercutée, parce que les entreprises n’ont pas les moyens de l’absorber », indique Martine Bensa, secrétaire générale de la FNTR dans le Bas-Rhin.

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