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quelles entreprises sont les plus décarbonées ?


Pour la grande majorité des entreprises étudiées, l’impact environnemental des voyages professionnels semble demeurer un sujet marginal.

Elon Musk, brocardé sur Twitter pour avoir réalisé un vol de neuf minutes dans son jet privé ; des équipes de foot – et même le premier ministre, Jean Castex –, critiquées pour avoir préféré un trajet aérien de courte durée à un parcours en train… L’éthique environnementale des voyages professionnels est un sujet de plus en plus sensible à l’heure du réchauffement climatique. L’ONG bruxelloise Transport & Environnement (T & E) surfe sur cette préoccupation en sortant, mardi 10 mai, le premier classement portant sur l’effort de décarbonation des vols d’affaires de 230 sociétés européennes et américaines.

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A partir d’une dizaine de critères (dont la volonté affichée de décarbonation, l’adoption d’objectifs précis et datés, la qualité et l’ancienneté du reporting, le CO2 lié aux vols d’affaires émis en 2019), T & E a mis en évidence qu’une large majorité de sociétés – 193 sur 230, dont 16 françaises sur 21 – sont encore loin de mener une politique ambitieuse et à la hauteur de l’enjeu climatique, en matière de baisse des émissions de CO2 générées par les déplacements de leurs collaborateurs.

Peu de préoccupation

Huit sociétés seulement atteignent la note A (score de 9,5 à 11 points). La mieux classée est une entreprise pharmaceutique danoise, Novo Nordisk. Elle est suivie par des groupes financiers suisses et britanniques et par une banque française, le Crédit agricole. Cette dernière est en particulier distinguée pour avoir mis en place en septembre 2020, un comité de pilotage de ses voyages d’affaires. Selon T & E, la banque s’apprête à interdire les trajets aériens pouvant être effectués en moins de trois heures et demie de train (sauf déplacement dans la journée) et à limiter l’usage de la classe affaires.

« Le voyage d’affaires est pourtant un poste où il est facile de diminuer les émissions de CO2 » Denise Auclair, responsable de la campagne Travel Smart

Les 40 groupes les mieux classés intègrent dans leur politique environnementale un objectif de baisse du CO2 aérien qui s’échelonne entre − 100 % pour l’assureur britannique Legal & General et − 12 %, pour le chimiste allemand Bayer. Les entreprises françaises qui chiffrent de tels objectifs de réduction sont : Crédit agricole (− 25 %), Cap Gemini (− 50 %), Axa (− 18 %), BNP Paribas (− 25 %) et Dassault Systèmes (− 23 %). T & E estime que diminuer de moitié les voyages d’affaires ferait économiser 32,6 millions de tonnes de CO2, soit l’équivalent de 16 millions de voitures polluantes retirées de la circulation.

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