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vers une cinquième dose à l’automne pour les personnes à risque de formes graves


Dans un centre de vaccination à Sarrola-Carcopino (Corse), le 8 janvier 2022.

A l’automne prochain, les personnes à risque de formes graves de Covid-19 devront, selon toute vraisemblance, prêter leur épaule à une nouvelle injection. Dans un document rendu public mercredi 25 mai, la Haute autorité de santé (HAS) a en effet recommandé cette stratégie pour anticiper « la résurgence probable d’un variant ».

Parmi les publics concernés, on trouve les personnes immunodéprimées et leur entourage et les personnes de 65 ans et plus ou ayant des comorbidités (maladies cardiovasculaires, hypertension, obésité, maladies respiratoires chroniques, insuffisance rénale chronique, maladies hépatiques chroniques, cancer ou hémopathie maligne, troubles psychiatriques…). Soit, selon ses estimations, plus de 25 millions de personnes en France. Une nouvelle injection, pour ces populations, constituerait le plus souvent un troisième rappel – une cinquième dose.

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Cette recommandation est prise dans une période de relative accalmie. Le nombre de nouvelles infections, en effet, ne cesse de baisser, avec 24 231 cas positifs au Covid-19 au 24 mai, soit une chute de 25 % par rapport à la semaine précédente. Pour autant, la circulation du virus reste à un niveau élevé, et la ministre de la santé, Brigitte Bourguignon, a incité les plus vulnérables à la vigilance, mercredi matin, sur RTL : « Il y a toujours ce risque, et je demande aux personnes les plus fragiles de continuer à avoir les gestes barrière, à se protéger, à se vacciner. »

Trois scénarios

« A l’automne, on peut avoir de nouveau une épidémie qui revient », a ajouté la ministre, même si, selon elle, « le plus dur est derrière nous ». De fait, la HAS envisage trois scénarios pour les prochains mois, sur la base des hypothèses décrites par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Le premier, optimiste, est celui d’un retour à la normale, avec de futurs variants moins sévères et une immunité maintenue contre les formes graves. « Dans ce cas, la campagne de rappel serait seulement proposée aux personnes immunodéprimées, pour relancer leur immunité », explique Elisabeth Bouvet, présidente de la Commission technique des vaccinations de la HAS.

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A l’autre extrême, le scénario pessimiste prévoit l’émergence d’un nouveau variant plus virulent, non couvert par les vaccins actuels. « Il faudrait alors vacciner la population générale, avec de nouveaux vaccins adaptés », ajoute l’infectiologue. Même si ce n’est pas le plus probable, la HAS note qu’il faudrait s’y préparer.

Mais le scénario « le plus vraisemblable » est celui où « l’impact de la circulation du virus, toujours active, serait moindre grâce une immunité durable et suffisante, permettant de limiter les formes graves et les décès ». Le variant en cause, ici, serait proche d’Omicron. Les vagues épidémiques seraient alors de moins en moins graves, avec des pics de transmission périodiques, « a minima saisonniers, lors des périodes froides », précise Elisabeth Bouvet.

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