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les retards liés à la pandémie persistent


Après une baisse de l’activité de greffes d’organes de 25 % en 2020, en raison de la pandémie de Covid-19, l’activité est repartie à la hausse en 2021, avec 5 276 greffes réalisées – une augmentation de 19,3 % par rapport à l’année précédente –, selon l’Agence de la biomédecine (ABM). Point positif, les greffes sont en hausse de 4,2 % de janvier à juin 2022 par rapport à la même période l’année précédente, mais le retard n’a pas été rattrapé par rapport aux années 2018 et 2019.

C’est l’un des enjeux de la Journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe et de reconnaissance aux donneurs, mercredi 22 juin. Une journée qui vise aussi à rendre hommage aux donneurs. Plus de 66 000 personnes vivent grâce à un organe greffé en France.

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« Nous sommes tous présumés donneurs, les besoins ne sont pas entièrement couverts », a expliqué Emmanuelle Cortot-Boucher, directrice générale de l’ABM, lors d’une conférence de presse, le 15 juin, à Paris. Pas moins de 20 774 receveurs sont inscrits en liste d’attente pour une greffe au 1er juin 2022. « La greffe est une thérapeutique sans équivalent aujourd’hui, notamment pour traiter l’insuffisance rénale chronique. Même lorsqu’il existe un traitement de suppléance, comme la dialyse, comme les injections d’insuline pour les pathologies pancréatiques, la greffe reste un meilleur traitement pour le malade », poursuit Emmanuelle Cortot-Boucher. Les greffes rénales représentent environ 60 % des transplantations, celles du foie 25 %, et celles du cœur 8 %.

Un taux d’opposition qui augmente

L’ABM relance une campagne afin d’inciter à en parler en famille. Malgré les campagnes de communication, seuls 31 % des Français déclarent être bien informés sur le don. La loi dit que nous sommes tous des donneurs présumés d’organes et de tissus, sauf si nous avons exprimé notre refus de notre vivant, en étant inscrit au registre national des refus ou en ayant informé les proches.

Un message d’autant plus important que le taux d’opposition augmente. Il est passé de 30 % en 2019 à 34,2 % sur les premiers mois de 2022, explique l’ABM, avec de fortes disparités régionales. En 2021, on notait environ 20 % d’opposition dans les Pays de la Loire ou en Bretagne, 46,3 % en Ile-de-France ou 43,3 % en Lorraine. Si les raisons sont souvent multiples, « ce taux de refus extrêmement élevé est en lien avec la pandémie » : « Certains nous disent : “La société ne nous a rien donné, on ne donnera rien” », décrypte France Roussin, infirmière coordinatrice de prélèvement d’organes pour les hôpitaux Saint-Louis et Lariboisière (AP-HP).

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