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l’Agence européenne des médicaments autorise la mise sur le marché du vaccin de Valneva


Des techniciens de laboratoire travaillent dans les locaux de Valneva, à Saint-Herblain, près de Nantes, le 3 février 2021.

C’est le sixième vaccin contre le Covid-19 recommandé chez les adultes au sein des vingt-sept pays de l’Union européenne. L’Agence européenne des médicaments (AEM) a approuvé, jeudi 23 juin, le vaccin contre le coronavirus de la biotech franco-autrichienne Valneva.

« L’Agence européenne des médicaments a recommandé l’octroi d’une autorisation de mise sur le marché pour le vaccin » de Valneva pour les personnes « âgées de 18 à 50 ans », a précisé le régulateur européen dans un communiqué. « Après une évaluation approfondie, le comité des médicaments à usage humain de l’AEM a conclu par consensus que les données sur le vaccin étaient solides et répondaient aux critères de l’UE en matière d’efficacité, de sécurité et de qualité », a-t-il ajouté.

L’entreprise de biotechnologie franco-autrichienne Valneva, basée près de Nantes, développe un vaccin à virus inactivé, une technologie plus traditionnelle que celle de l’ARN messager. C’est d’ailleurs l’un des arguments mis en avant par le laboratoire pour faire valoir son vaccin, qui estime que ce dernier pourrait convaincre les personnes non encore vaccinées.

Déconvenues en série

Valneva a multiplié les déconvenues pour ce vaccin : en septembre 2021, le gouvernement britannique, qui lui avait passé commande pour 100 millions de doses, a résilié son contrat, ce qui avait fait chuter le cours en Bourse de l’entreprise. Au mois de mai 2022, c’était au tour de l’Union européenne, avec laquelle Valneva avait un accord portant sur 60 millions de doses d’ici à 2023, de faire savoir qu’elle envisageait de résilier sa commande, dans un contexte de production mondiale importante.

En réponse, Valneva a proposé un plan pour tenter de remédier à la situation de façon acceptable et sur lequel la Commission européenne doit se pencher. Enième épisode dans ce feuilleton : vendredi dernier, le laboratoire a appelé à plus de commandes de son vaccin de la part des pays européens afin de pouvoir maintenir ce contrat.

Cinq autres vaccins ont été approuvés au sein de l’Union européenne : les vaccins à ARN messager des groupes américains Pfizer et Moderna, ceux du laboratoire suédo-britannique AstraZeneca et de son concurrent américain Johnson & Johnson, qui ont recours à un vecteur viral, et celui du fabricant américain Novavax, fondé sur le principe d’une protéine recombinante.

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Covid-19 : le contrat entre Valneva et l’Union européenne menacé

Le Monde avec AFP





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