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qui peut recevoir la « quatrième dose » de vaccin (ou deuxième dose de rappel) ?


Face à l’augmentation des cas de contamination au Covid-19, le gouvernement français appelle les populations éligibles à effectuer leur deuxième dose de rappel.

Alors que les cas de contamination au Covid-19 repartent à la hausse en France – lundi, avec 17 601 cas recensés, on en comptait 52 % de plus que la semaine précédente – le rythme du rappel vaccinal reste, lui, très bas. Lors des sept derniers jours, 6 921 injections de rappel ont en moyenne été réalisées quotidiennement, ce qui correspond à environ 1 % du rythme maximal de la campagne vaccinale de rappel, atteint le 20 décembre 2021. Santé publique France observe, par ailleurs, une augmentation de 5,9 % des passages aux urgences en raison du virus par rapport à la semaine précédente.

Cette recrudescence incite le gouvernement à recommander aux Français d’effectuer une première ou deuxième dose de rappel, selon leur schéma vaccinal. « Je fais un appel pour que les personnes qui n’y ont pas eu recours le fassent très vite », a déclaré, lundi, sur RTL la ministre de la santé, Brigitte Bourguignon, en citant plus précisément les plus de 60 ans et les personnes immunodéprimées.

Si plus de 83 % de la population éligible est complètement vaccinée – c’est-à-dire avec deux doses ou une dose après une contamination au virus –, 62,95 % ont reçu une première dose de rappel, communément appelée « troisième dose ». La « quatrième dose », qui constitue, en fait, le deuxième rappel, est, elle, réservée à une partie de la population.

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Qui est éligible au 2ᵉ rappel ?

Les personnes « à risque » – c’est-à-dire âgées de plus de 60 ans et les immunodéprimés – et ayant reçu une première dose de rappel sont concernées par le deuxième rappel.

Dès le 6 janvier, un avis du conseil d’orientation de la stratégie vaccinale recommandait aux personnes sévèrement immunodéprimées, ainsi qu’à leurs proches, de recevoir une dose supplémentaire.

Le 14 mars, les personnes âgées de plus de 80 ans étaient, à leur tour, invitées à effectuer une injection additionnelle. Trois semaines après, la dose de rappel a été ouverte aux plus de 60 ans, en réponse à la vague du variant Omicron et à l’affaiblissement progressif de la protection des premières doses.

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La campagne de rappel a démarré très lentement et, selon les derniers chiffres de l’agence nationale de santé, datant du 20 juin, 26,5 % des 60-79 ans et 30,1 % des 80 ans et plus ont reçu leur deuxième dose de rappel. Une couverture jugée « clairement insuffisante » par le gouvernement.

Les personnes de moins de 60 ans, ne sont, pour l’heure, pas concernées, mais « on y viendra probablement », a répondu Brigitte Bourguignon, lundi, au sujet de la généralisation de cette dose de rappel.

Quand effectuer l’injection ?

Pour les personnes âgées de 80 ans et plus, les résidents en établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) et en unités de soins de longue durée (USLD), la deuxième dose de rappel est envisageable trois mois après la dernière. Le délai est allongé à six mois pour les personnes âgées de 60 à 79 ans.

En ce qui concerne les personnes sévèrement immunodéprimées, « transplantés d’organes solides, transplantés récents de moelle osseuse, patients dialysés, patients atteints de maladies auto-immunes sous traitement immunosuppresseur fort de type anti-CD20 ou anti-métabolites », comme le détaille le ministère des solidarités et de la santé, l’injection de rappel peut intervenir dès trois mois après la première dose de rappel, et ceci, à partir de 12 ans.

En cas d’infection par le virus, si celle-ci survient trois mois après la dose de rappel, une injection additionnelle n’est pas nécessaire. Néanmoins, si la contraction du virus a lieu moins de trois mois après le premier rappel, l’injection supplémentaire est nécessaire trois mois après.

Est-il toujours possible de recevoir une première dose de rappel ?

Toute personne de plus de 12 ans ayant un schéma vaccinal complet peut toujours recevoir sa première dose de rappel, dès trois mois après la dernière injection ou infection, pour les plus de 18 ans, et dès six mois, pour les 12-17 ans.

Lorsqu’il était encore exigé, le conditionnement de la validité du passe sanitaire, devenu passe vaccinal, à une dose de rappel avait accéléré la campagne de rappel. Le gouvernement garde, désormais, la possibilité de reconduire l’obligation du passe sanitaire aux frontières après le 31 juillet, fin de l’état d’urgence sanitaire.

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Le Monde



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