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A Kigali, les Etats africains au chevet de la nature


Le parc national d’Outamba-Kilimi, en Sierra Leone, en mars 2020.

Des délégués de tout le continent africain ont entamé des discussions au Rwanda, lundi 18 juillet, à l’occasion du premier congrès africain consacré au rôle des aires protégées dans l’avenir de la planète.

Le Congrès des aires protégées d’Afrique de l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN), l’APAC, se déroule quelques mois avant la tenue de la COP15 sur la biodiversité, en décembre à Montréal, qui doit adopter un cadre mondial pour mieux protéger la nature ravagée par les activités humaines à l’horizon 2050, avec une étape en 2030.

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« Les aires protégées sont essentielles à la survie de la planète », a estimé le directeur général de l’IUCN, Bruno Oberle, au premier jour des discussions à Kigali. Elles doivent se poursuivre jusqu’au 23 juillet et réunissent quelque 2 000 participants. « Et plus nous les gérons au bénéfice de la population et de la nature, plus nous allons construire un avenir où chacun, qu’il soit une personne ou un animal, pourra prospérer », a-t-il ajouté sur Twitter.

Le temps presse

Selon les organisateurs, l’APAC vise à définir le rôle des aires protégées dans la sauvegarde de la faune africaine, la fourniture de services vitaux par les écosystèmes, et à promouvoir le développement durable tout en préservant l’héritage culturel et les traditions du continent. « Il est grand temps que les législateurs africains mettent en place des mesures et des stratégies fortes pour faire en sorte que la destruction de notre riche biodiversité soit stoppée », a déclaré le premier ministre rwandais, Edouard Ngirente.

Le mois dernier, les 196 membres de la Convention pour la diversité biologique (CDB) de l’ONU se sont réunis à Nairobi en vue de préparer la COP15 sur la biodiversité, mais si quelques progrès ont été réalisés, un travail important reste à accomplir d’ici à décembre. Le temps presse, alors que les Etats ont échoué à tenir leurs engagements sur la dernière décennie et que la dégradation de l’environnement, qui fournit eau potable, air et nourriture, se poursuit à un rythme effréné.

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Il est question de protéger au moins 30 % des terres et océans d’ici à 2030, de réduire les pollutions plastiques et agricoles ou encore de s’assurer de la bonne mise en œuvre des objectifs adoptés. Bien qu’une large coalition de pays soutienne l’objectif de protéger au moins 30 % du globe et que les dirigeants de 93 pays se soient engagés en septembre 2020 à mettre fin à la crise de la biodiversité, ce thème peine à s’imposer dans l’agenda politique international au même niveau que le climat.

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Le Monde avec AFP



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