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les femmes qui subissent des troubles menstruels sont invitées à les déclarer


Les femmes concernées par des troubles menstruels apparus après la vaccination contre le Covid-19 sont invitées à les déclarer, a demandé, mardi 19 juillet, l’Agence du médicament (ANSM), dans un contexte d’incertitude sur un lien direct entre les vaccins et ces troubles. Les déclarations peuvent se faire sur le portail du ministère de la santé. Il est demandé aux femmes qui ressentent des troubles d’apporter « les renseignements les plus détaillés possibles dans le formulaire de déclaration ».

L’ANSM a mis en ligne un guide d’aide à la déclaration ainsi que des tutoriels à destination des patientes et des professionnels de santé. Les éléments recueillis doivent permettre « aux centres régionaux de pharmacovigilance de mener de la façon la plus efficace possible leur évaluation des cas déclarés », explique-t-elle.

Les troubles menstruels déclarés après la vaccination par un vaccin à ARN messager, soit ceux de Pfizer-BioNTech et Moderna, font l’objet d’une surveillance attentive au niveau national et européen depuis leur détection, rappelle l’agence.

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De multiples témoignages évoquent l’apparition de troubles après une vaccination anti-Covid, mais les autorités sanitaires n’ont pour l’heure pas établi de lien de cause à effet.

Plus de 10 000 déclarations de troubles du cycle rapportées

Au 28 avril, les centres régionaux de pharmacovigilance ont analysé 9 381 déclarations de troubles du cycle rapportées avec le vaccin Pfizer, et 1 557 avec le vaccin Moderna, rapporte l’ANSM. La majorité de ces déclarations ont été réalisées par les patientes directement, précise l’agence. A cette date, 58 millions d’injections avaient été réalisées chez les femmes avec le vaccin Pfizer, et 12 millions avec celui de Moderna.

A ce stade, les événements indésirables restent le plus souvent « non graves » et se manifestent généralement de deux façons : par des saignements anormaux (métrorragies, ménorragies), et par des retards de règles ou aménorrhées, souligne l’agence du médicament.

A ce jour, les données disponibles ne permettent pas de décrire le mécanisme de survenue de ces troubles du cycle menstruel, ajoute-t-elle.

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Elle cite toutefois plusieurs hypothèses comme la réactogénicité (fièvre, maux de tête, nausées, etc.) provoquée par la vaccination qui pourrait, comme lors d’une infection, influer sur les hormones impliquées dans le cycle menstruel. Ou encore un stress important, engendré par l’acte de vaccination, susceptible de perturber l’axe hypothalamo-hypophyso-ovarien qui régule le bon déroulement du cycle menstruel.

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Le Monde avec AFP



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