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Le Conseil scientifique va être remplacé par un nouveau comité dédié aux prochaines crises sanitaires


Un « comité de veille et d’anticipation des risques sanitaires » – au-delà du Covid -, prend le relais du Conseil scientifique, qui lui prend fin ce dimanche 31 juillet, avec la fin de l’état d’urgence sanitaire. Créé par un décret paru dans le Journal officiel de dimanche, où est promulguée la nouvelle loi sanitaire, ce comité, chargé d’une veille sur « les risques sanitaires liés aux agents infectieux atteignant l’homme et l’animal, aux polluants environnementaux et alimentaires, et au changement climatique », devra notamment « émettre des recommandations lorsqu’une projection fait apparaître un risque sanitaire ».

Il aura aussi la mission d’« émettre des recommandations sur les mesures envisagées par les autorités publiques afin de lutter contre une crise sanitaire » et « sur la stratégie vaccinale mise en œuvre, le cas échéant, face à une menace sanitaire », selon le décret. Institué auprès des ministres de la santé et de la recherche, il pourra être saisi par l’un d’entre eux, ou s’auto-saisir. Ses avis seront par ailleurs rendus publics.

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« Une équipe commando de scientifiques de très haut niveau »

19 membres y seront nommés, « pour une durée de deux ans, renouvelable une fois ». Présidé par une personnalité qualifiée, désignée par les ministres de la santé et de la recherche, le comité sera ainsi composé de « 16 personnalités scientifiques ou professionnels de santé, d’un représentant des patients, d’un représentant des citoyens ». Leurs noms seront « communiqués dans les prochains jours », selon le cabinet du ministre de la santé. Il n’est pas exclu que certains membres du Conseil scientifique en fassent partie. « En cas de crise sanitaire », son président pourra « proposer de faire appel à des personnalités supplémentaires pour leurs expertises spécifiques ».

Le ministre de la santé, François Braun, a déclaré mercredi sur franceinfo que le comité serait « un peu une équipe commando de scientifiques de très haut niveau ». Ses missions dépasseront le Covid. « On aura de nouveaux outils, mais on sera surpris par un nouveau virus qui aura d’autres propriétés », a jugé de son côté, le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy, dans un entretien au Parisien Dimanche. Avec « des spécialistes de santé humaine, animale, de l’environnement », le comité permettra « une approche plus large », a-t-il ajouté.

L’OMS n’a « pas pris le pouvoir sur les vaccins »

Evoquant les débuts de la crise du Covid, M. Delfraissy déclare dans cet entretien avoir eu une « prise de conscience » du sérieux de la situation vers la mi-février 2020, à l’occasion d’une réunion au siège de l’Organisation mondiale de la Santé. Il regrette par ailleurs que durant cette crise, l’OMS « n’ait pas pris le pouvoir sur les vaccins ». « C’est à elle de guider les industriels et non à eux de dire à quel moment il faut les adapter », estime-t-il, qualifiant de « profonde erreur » ce « manque de vision stratégique et scientifique ».

Du côté des « réussites », il se félicite que « l’excès de mortalité en France en 2020 et 2021 » soit « bien plus faible que chez nos voisins européens ». « Ce qui me rassure, c’est que l’on est revenu au modèle de la recommandation et non plus de l’interdiction », ajoute-t-il, jugeant par exemple « important de continuer à porter le masque à l’hôpital, mais c’est désormais aux Français de choisir ».

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Par ailleurs, après la fin des mesures d’urgence sanitaires liées au Covid-19, le port du masque pourra être imposé dans les hôpitaux, structures médico-sociales et de soins, mais aussi dans les pharmacies et laboratoires de biologie médicale par le responsable de la structure, pour les plus de six ans, selon un arrêté au Journal Officiel.

Plusieurs hôpitaux ont choisi de maintenir le masque obligatoire, comme l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) ou les CHU de Bordeaux et de Nice.

Le ministère de la santé a déclaré jeudi que le port du masque restait « très fortement recommandé » jusqu’à nouvel ordre. Un collectif de patients, soignants et scientifiques a plaidé pour que le masque reste obligatoire à l’hôpital après le 31 juillet, dans une tribune publiée vendredi dans L’Express.

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Le Monde avec AFP



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