les Brestoises perdent en finale de la Ligue des champions contre Kristiansand


Les Brestoises se sont inclinées 34 à 28 face aux Norvégiennes en finale de la Ligue des champions, dimanche 30 mai.

Les handballeuses de Brest se sont inclinées en finale de la Ligue des champions, battues par les Norvégiennes de Kristiansand 34 à 28, dimanche 30 mai à Budapest.

Fatiguées par l’énorme bataille menée la veille pour éliminer les Hongroises de Gyor, triples tenantes du titre (2017, 2018, 2019), en demies, les Brestoises ont toujours été distancées, pour la première finale d’un club français féminin de handball en Ligue des champions.

Les joueuses de Laurent Bezeau, qui dirigeait son dernier match sur un banc d’entraîneur avant de prendre des fonctions à l’Agence nationale du sport (ANS), n’ont rien pu faire face à des Norvégiennes qui ont très peu joué ces derniers mois en raison de la pandémie de Covid-19, et qui ont été portées par l’arrière gauche et demi-centre Henny Reistad, désignée à tout juste 22 ans meilleure jeune de la saison de C1.

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Henny Reistad a été inarrêtable, tant en demies (10 buts, tous dans le jeu) contre le CSKA Moscou qu’en finale contre Brest (12). La Norvégienne prendra la direction du Danemark et Esbjerg après les Jeux olympiques cet été.

Dans cette finale qui avait de faux airs d’un remake de la finale de l’Euro-2020 – cinq Françaises vice-championnes d’Europe en décembre au Danemark jouent à Brest et sept Norvégiennes championnes d’Europe jouent à Kristiansand –, les coéquipières de Heidi Loke ont pris le meilleur départ (9-4, 10e).

Nouveau cycle la saison prochaine

Les héroïnes de la veille, à commencer par les gardiennes Cléopatre Darleux et Sandra Toft, n’ont pas trouvé la solution face au jeu d’attaque des Norvégiennes, et la défense mise à contribution pendant soixante-dix minutes la veille contre Györ est apparue émoussée et bien plus poreuse qu’en demie (32 buts encaissés contre 23 samedi).

Les Brestoises se sont une nouvelle fois retrouvées dans la position de l’équipe qui jouait à l’extérieur, car les supporteurs hongrois avaient choisi leur camp avec Kristiansand, dont plusieurs joueuses comme Nora Mork ou Heidi Loke ont longtemps porté le maillot de Gyor.

La seconde période aura été une démonstration du talent de Reistad, nouvelle pépite du hand norvégien qui n’a cessé de nettoyer les lucarnes de Toft et Darleux.

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L’aventure européenne du BBH se termine sur cette deuxième place, et le hand français devra attendre encore un peu avant d’avoir l’équivalent féminin de Montpellier, premier et seul club français vainqueur de la Ligue des champions chez les messieurs en 2003 et en 2018.

Pour Brest, l’heure est désormais à la préparation d’un nouveau cycle sportif, puisque Pablo Morel succédera à Laurent Bezeau sur le banc d’entraîneur à partir de cet été.

Dans le même temps, Bella Gullden ira enrichir les rangs des nouvelles championnes d’Europe de Kristiansand au poste de demi-centre, alors que l’arrière gauchère Ana Gros rejoindra la CSKA Moscou dans sa quête d’une première Ligue des champions.

Le printemps du hand tricolore reste tout de même positif, puisque la finale perdue par Brest en C1, la première pour un club féminin français, intervient trois semaines après le sacre de Nantes en Ligue européenne, la nouvelle petite sœur de la C1.

Le Monde avec AFP

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