Nordine Oubaali perd son titre WBC des poids coqs contre Nonito Donaire


Le Français Nordine Oubaali (à droite) face au boxeur philippin Nonito Donaire, le 29 mai à Carson en Californie.

Le Français Nordine Oubaali a cédé sa ceinture WBC des poids coqs au Philippin Nonito Donaire, grand nom des petites catégories, qui l’a battu par KO au 4e round, samedi 29 mai à Carson, en Californie. Oubaali, qui concède à 34 ans sa première défaite en 18 combats, n’a rien pu faire face à Donaire, qui a été champion dans quatre catégories différentes (poids mouches, coqs, super-coqs et plumes) et récupère un titre dont il a déjà été en possession en 2011.

Après deux premières reprises durant lesquelles Oubaali s’est montré le plus agressif, parvenant à placer son crochet du gauche, Donaire a, comme à son habitude, pris le combat à son compte au 3e round. Il a d’abord contré d’un jab du droit le Français qui a répondu du tac-au-tac, mais s’est retrouvé les deux genoux au sol après un crochet du gauche de son adversaire. Compté, mais pas encore sonné, Oubaali a ensuite vécu l’enfer quand le Philippin s’est jeté sur lui.

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Un terrible uppercut du gauche juste au moment du coup de cloche l’a foudroyé. Tombé la tête en avant, à peine amortie par ses bras privés de force, il aurait pu ne pas s’en relever. Il y est parvenu, tout chancelant, et l’arbitre a voulu donner sa chance au champion en titre.

Le 4e round fut fatal : même si Oubaali est parvenu à placer à l’orgueil quelques coups qui ont fait mal à Donaire, au lieu de peut-être se rasséréner en temporisant, le Philippin en a profité pour encore le contrer d’une droite à la tempe et d’un terrible uppercut qui a envoyé le Français définitivement au tapis.

« The King is back »

Assis, tête basse, Donaire a dû se faire amener son tabouret par son camp pour que le médecin l’assoie dessus afin de le faire récupérer. Pendant ce temps, sous les vivats d’un public parsemé mais tout à sa gloire, le champion philippin exultait, en entendant des « The King is back » (le roi est de retour) surgir, comme lui-même l’avait promis.

Et il a de quoi. Déjà promis à entrer dans le Panthéon de la boxe, lui qui a été, entre 2007 et 2019, champion du monde des poids mouches (IBF), coqs (WBC, WBO), super-coqs (IBF, WBO) et plumes (WBA), Donaire compte désormais 41 victoires (6 défaites). À nouveau propriétaire à 38 ans de la ceinture WBC des coqs, dix ans après l’avoir remportée une première fois, il a prouvé que sa fraîcheur, sa tonicité et son punch restaient intacts, après 18 mois sans boxer à cause de la pandémie de Covid-19, qu’il a contracté en décembre dernier.

Ce faisant, Donaire s’est ouvert la voie à une revanche avec le Japonais Naoya Inoue, N.1 de la catégorie et détenteur des ceintures WBA et IBF, qui l’avait battu fin 2019 dans ce qui avait été considéré par beaucoup de spécialistes du noble art comme un des combats de l’année.

Cette réunification des titres, Oubaali en rêvait. Il s’en était fait un objectif suprême, lui qui avait jusqu’ici relevé tous ses défis, à commencer par la conquête de sa ceinture à Las Vegas contre l’Américain Rau’shee Warren en janvier 2019. Titre qu’il avait conservé contre le Philippin Arthur Villanueva à Nur-Sultan, puis contre le Japonais Takuma Inoue à Saitama. Cette fois, la montagne était trop haute, son courage n’a pas suffi.

Le Monde avec AFP

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