Danemark, tout savoir sur l’équipe


Les Dynamites danoises. Ou, moins explosif et plus simple, De Rød-Hvide (les Rouge et Blanc, en français).

  • Le calendrier (heure française)

12 juin : Danemark-Finlande, 18 heures, à Copenhague

17 juin : Danemark-Belgique, 18 heures, à Copenhague

21 juin : Danemark-Russie, 21 heures, à Copenhague

Les deux premiers de chaque groupe ainsi que les quatre meilleurs troisièmes se qualifient.

  • L’équipe qui devrait jouer (à actualiser)

Kasper Schmeichel – Daniel Wass, Simon Kjær, Andreas Christensen, Jens Stryger Larsen – Pierre-Emile Hojbjerg, Thomas Delaney, Christian Eriksen – Yussuf Poulsen, Martin Braithwaite – Kasper Dolberg.

Neuvième participation à une phase finale en seize éditions. Champion d’Europe en 1992, à la surprise générale.

  • Le sélectionneur : Kasper Hjulmand

L’entraîneur du Danemark, Kasper Hjulmand, le 16 novembre 2020.

Dans un monde à peu près normal, Kasper Hjulmand aurait dû commencer son mandat tout de suite après l’Euro. Il a finalement pris ses fonctions juste avant, dans la mesure où le Covid-19 a reporté d’un an la compétition, initialement prévue à l’été 2020.

Ce diplômé en sciences du sport à l’université de Copenhague a également fréquenté celle de Jacksonville (Floride), aux Etats-Unis. Ancien joueur de D1 danoise, l’entraîneur doit son palmarès à des années passées sur le banc du FC Nordsjælland : deux Coupes du Danemark (2010 et 2011) et un titre en championnat (2012). Le quasi-quinquagénaire a entraîné ce club de la ville de Farum de 2008 à 2019. Un long bail à peine entrecoupé de quelques mois passés en première division allemande, à Mayence, expérience interrompue en pleine saison 2014-2015.

  • Un joueur : Kasper Schmeichel

Kasper Schmeichel va devoir multiplier les parades s’il veut rejoindre le palmarès de son père Peter, emblématique gardien de la sélection danoise et de Manchester United dans les années 1990.

Peter Schmeichel a hanté la mémoire de nombreux attaquants. Comme son fils, Kasper Schmeichel, qui évolue au même poste : gardien de but. Le « junior » – désormais âgé de 34 ans tout de même – mesure presque la même taille : 1,89 m, soit deux centimètres de moins que le paternel. Son palmarès demeure cependant bien plus petit.

Schmeichel père a gagné l’Euro avec le Danemark (1992), mais aussi la Ligue des champions avec Manchester United (1999) ou encore cinq championnats anglais avec les mêmes Red Devils. Schmeichel fils compte pour l’instant deux lignes principales : un titre de champion d’Angleterre avec Leicester (2016) et une FA Cup remportée contre Chelsea en mai dernier. Après avoir commencé sa carrière professionnelle dans les rangs de Manchester… City, le grand rival du club paternel. 

  • Ça s’est passé à l’Euro

Si le sacre de la Grèce, en 2004, appartient à la mythologie de l’Euro, la victoire danoise de 1992 relève de la même catégorie. Celle des vainqueurs improbables, de ceux que nul n’attendait au départ. Pensez : l’année de son sacre, à quelques semaines encore du lancement de la compétition en Suède, la sélection danoise préparait plutôt… ses vacances ! C’était compter sans les rebonds de la géopolitique.

Lire aussi Retour sur… Danemark – Allemagne 1992 : l’histoire des deux héros danois

Le 30 mai 1992, en plein conflit yougoslave, l’Organisation des nations unies décrète un embargo à l’encontre de la Serbie de Slobodan Milosevic. Le lendemain, l’Union des associations européennes de football (UEFA) exclut la sélection yougoslave du futur Euro. Le Danemark récupère la place vacante. Inattendu, tout autant que le succès final de Schmeichel père, Brian Laudrup (l’aîné de la fratrie), John Jensen et leurs coéquipiers : une victoire (2-0) face à l’Allemagne, championne du monde en titre, dans la ville suédoise de Göteborg. Comme à la maison.

Le sacre susmentionné du Danemark à l’Euro date très exactement du 26 juin 1992. Soit vingt-quatre jours après que le non au traité de Maastricht l’a emporté dans le pays. Le 2 juin de cette même année, le royaume scandinave – membre de l’Union européenne depuis 1973 – refusait par référendum d’adhérer au traité, à une courte majorité (50,7 % des voix). « Beaucoup de Danois ont peur que Maastricht n’entraîne une perte de souveraineté et l’impossibilité pour leur Parlement national de décider en toute indépendance sans interférences de Bruxelles », analysait à l’époque Le Monde.

Près d’un an plus tard, en mai 1993, nouveau référendum, et cette fois-ci victoire du oui (56,7 % des voix) : après avoir obtenu des concessions, entre-temps, lors de l’accord dit d’Edimbourg, le Danemark ratifie le traité.

Le pays et ses 5,8 millions d’habitants ont déjà conquis l’Eurovision à trois reprises : en 1963, en 2000 puis en 2013. Lors du deuxième sacre, ce fut grâce à la chanson Fly on the Wings of Love. Un titre interprété par les frères Olsen, Jorgen et Niels, respectivement âgés de 51 et 47 ans. Jamais artistes aussi confirmés n’avaient reçu un tel honneur, dans la vénérable histoire du concours.

En période de compétition, une discipline alimentaire s’impose. Un bon smørrebrød fera très bien l’affaire. Le pain de seigle, réputé pour ses vertus nutritionnelles, peut s’agrémenter de divers mets : harengs marinés, anguille fumée, ou encore frikadeller (boulettes de viande). Alternative à l’eau, l’aquavit, avec la modération de rigueur.

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