Pays-Bas, tout savoir sur l’équipe


De Oranjes, ou « les Oranges », en français ]– plus couramment : « les Oranje ». Quoi de plus classique pour le royaume de la maison d’Orange-Nassau ?

  • Le calendrier (heure française)

13 juin : Pays-Bas – Ukraine, 21 heures, à Amsterdam

17 juin : Pays-Bas – Autriche, 21 heures, à Amsterdam

21 juin : Pays-Bas – Macédoine du Nord, 18 heures, à Amsterdam

Les deux premiers de chaque groupe ainsi que les quatre meilleurs troisièmes se qualifient.

  • L’équipe qui devrait jouer

Tim Krul – Owen Wijndal, Daley Blind, Matthijs De Ligt, Denzel Dumfries – Frenkie De Jong, Georginio Wijnaldum – Memphis Depay, Davy Klaassen, Steven Berghuis – Luuk De Jong.

Les Pays-Bas participeront à leur dixième Euro. Bien qu’absente en 2016, la sélection néerlandaise apprécie la compétition, seul grand rendez-vous international qu’elle ait remporté à ce jour (contre trois finales de Coupe du monde perdues). C’était en 1988, face à l’URSS. Les Néerlandais ont également été quatre fois demi-finalistes : en 1976, 1992, 2000 et 2004.

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  • Le sélectionneur : Frank De Boer

L’un des célèbres jumeaux De Boer (l’autre s’appelle Ronald) appartient à la cohorte de ces anciennes vedettes devenues sélectionneurs de leur équipe nationale. Grand défenseur de l’Ajax Amsterdam puis du FC Barcelone – une filière classique depuis Johan Cruyff (1947-2016) –, Frank De Boer a entamé sa reconversion d’entraîneur dans son club formateur en 2010. Des débuts réussis, puisqu’il rapporte dès 2011 un nouveau titre de champion des Pays-Bas à ce club mythique, disetteux depuis 2004.

La suite est moins glorieuse : une expérience ratée à l’Inter Milan et une escapade à Atlanta, aux Etats-Unis. Cela ne l’empêchera toutefois pas d’être nommé sélectionneur national le 23 septembre 2020 à la place de Ronald Koeman, parti au Barça. A lui dès lors de trouver la recette pour rendre leur lustre aux Oranje, forts d’une belle génération de talents.

  • Un joueur : Memphis Depay

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Le précédent sélectionneur, Ronald Koeman, en a fait le joueur majeur de l’attaque des Pays-Bas. Le Lyonnais s’épanouit sous le maillot national. Joueur à la forte personnalité (il est aussi rappeur), parfois fantasque, Memphis Depay s’impose toujours comme l’un des leaders des équipes dans lesquelles il joue. En partance de Lyon où il évolue depuis 2017, il espère toujours rejoindre Ronald Koeman, son coach préféré, à Barcelone juste après l’Euro. Un Euro qu’il aurait pu manquer sans le report d’un an pour cause de Covid-19. Gravement blessé au genou en décembre 2019, il n’est revenu à son meilleur niveau qu’au mois de juin 2020.

  • Ca s’est passé à l’Euro

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Le 21 juin 1988, les Pays-Bas prennent enfin leur revanche sur leurs voisins allemands. Une revanche footballistique, mais aussi historique – l’occupation nazie, entre 1940 et 1945, avait fait quelque 250 000 morts sur le sol batave. Fait autrement moins dramatique : les Néerlandais avaient toujours en travers de la gorge la défaite en finale du Mondial 1974 de la “bande à Johan Cruyff”, des artistes étouffés par le réalisme de la RFA à Munich.

Près de quinze ans plus tard, cette demi-finale de l’Euro disputée à Hambourg aura été, en quelque sorte, un plat qui se mange froid. Une rencontre rugueuse, à la limite de la violence, qui voit les Pays-Bas s’imposer 2-1 grâce à un tacle rageur de Marco Van Basten. Même si les Néerlandais remportent peu après l’Euro face à l’URSS, le sélectionneur, Rinus Michels, aura cette formule : « Nous avons gagné le tournoi, mais nous savons que la demi-finale fut la vraie finale. »

Les Pays-Bas sont l’un des premiers inspirateurs de la construction européenne. Avant même la création de la Communauté économique européenne, en 1957, les Néerlandais avaient fondé, en 1944, avec leurs voisins belge et luxembourgeois, la première entité économique du continent, le Benelux, qui supprimait déjà les barrières douanières entre ses trois signataires. Adepte du libre-échange devant l’Eternel, le pays accueillit par la suite la signature de deux autres traités européens importants : celui de Maastricht, qui instituait l’Union européenne, en 1992, et celui d’Amsterdam, qui clarifiait les institutions de l’UE, en 1997.

En attendant une éventuelle participation de Memphis Depay – pourquoi pas après sa carrière de footballeur ? –, les artistes néerlandais ne s’en tirent pas trop mal à l’Eurovision. Les Pays-Bas ont emporté le célèbre concours à cinq reprises, dont la première en 1957, grâce à la chanteuse Corry Brokken et à son titre Net als toen, qui signifie un imprécis « Juste comme alors » (selon Google Traduction).

Les Néerlandais sont davantage reconnus pour la qualité de leur football que pour leur culture gastronomique. Voici tout de même une spécialité batave pour les amateurs : le broodje haring, un sandwich de hareng cru, avec cornichons et oignons. Sinon, il y a bien sûr les fromages, comme le vieux gouda par exemple, qui lorsqu’il est artisanal possède un joli goût de beurre.

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