Allemagne, tout savoir sur l’équipe


Die Nationalmannschaft. Soit, en allemand dans le texte, « l’équipe nationale ».

  • Le calendrier (heure française)

15 juin : Allemagne – France, 21 heures, à Munich

19 juin : Allemagne – Portugal, 18 heures, à Munich

23 juin : Allemagne – Hongrie, 21 heures, à Munich

Les deux premiers de chaque groupe ainsi que les quatre meilleurs troisièmes se qualifient.

  • L’équipe qui devrait jouer (à actualiser)

Manuel Neuer – Robin Gosens, Antonio Rüdiger, Mats Hummels, Lukas Klostermann – Joshua Kimmich, Thomas Müller, Leon Goretzka, Toni Kroos – Timo Werner, Kevin Volland.

Treizième participation à une phase finale, en seize éditions (un record). Championne d’Europe en 1972, 1980 et 1996 (un record également, codétenu avec l’Espagne).

  • Le sélectionneur : Joachim Löw

Joachim Löw, lors d’un entraînement de la sélection allemande, fin mars.

« Tout a une fin, sauf la saucisse, qui en a deux. » Inspirée de la sagesse populaire, cette expression allemande peut donc également s’appliquer au mandat de Joachim Löw. A 61 ans, l’entraîneur disputera cet été sa dernière compétition avec la Mannschaft. La fin prochaine d’un très long mandat commencé quinze ans plus tôt – longévité sans égale dans l’Europe du football… et à peine battue de quelques mois par la chancelière Angela Merkel, elle aussi sur le départ. D’abord adjoint de Jürgen Klinsmann (2004-2006), l’homme de la Forêt-Noire a connu la consécration en 2014 : champion du monde au Brésil. Avant la frustration du Mondial suivant, en 2018 : élimination dès le premier tour en Russie.

Sitôt l’Euro terminé, le sélectionneur Löw sera remplacé à son poste par Hansi Flick (56 ans), jusque-là entraîneur du Bayern Munich. Les deux hommes ont un point commun : du temps de leur carrière de footballeurs professionnels, aucun d’eux n’avait eu les honneurs d’une convocation en sélection allemande seniors.

Toni Kroos, lors du match de Ligue des nations contre la Suisse, le 13 octobre 2020, à Cologne.

Si vous appréciez le peintre Caspar David Friedrich (1774-1840) et ses paysages à perte de vue, vous savez peut-être qu’il naquit à Greifswald, dans le nord de l’Allemagne. Si les questions énergétiques vous passionnent, vous savez peut-être qu’à proximité de cette ville de quelque 59 000 habitants s’achève le gazoduc Nord Stream 1 en provenance de Russie – et s’achèvera le gazoduc Nord Stream 2, à condition que le projet aille à son terme. Sinon, la ville de Greifswald a pour fierté locale Toni Kroos. Le milieu de terrain du Real Madrid et de la Mannschaft reste une exception. Le seul, dans l’actuelle équipe d’Allemagne, à venir d’un Land issu de l’ex-RDA, le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale. Le seul footballeur aussi à avoir inspiré le réalisateur Manfred Oldenburg, déjà auteur de documentaires sur Willy Brandt ou la famille Krupp.

Avec l’Euro 2021, et ces trois matchs du premier tour prévus à Munich, Kroos disputera sa première compétition internationale en Allemagne. Il aura 34 ans en 2024 : cette année-là, l’Euro se déroulera intégralement dans son pays natal.

  • Ça s’est passé à l’Euro

L’équipe « Schwarz-Rot-Gold » fut celle du premier « but en or ». Un but de l’attaquant Oliver Bierhoff pour remporter la finale de l’Euro 1996 – six ans après la réunification allemande –, à Londres, dans le stade monumental de Wembley, contre la République tchèque (2-1). Et donc trois ans après l’institution de cette règle selon laquelle le moindre but marqué durant les prolongations mettait aussitôt un terme au match. Cette règle cessa d’exister dès 2004.

Oliver Bierhoff, auteur d’un doublé en ce jour de juin 1996, continue de fréquenter les terrains de football. Mais cette fois dans le costume de dirigeant, en tant que directeur général de la Fédération allemande de football (6 millions de licenciés avant la crise due au Covid-19, tout de même).

Il y eut bien sûr le traité de l’Elysée, en 1963. Mais bien avant cette entreprise de réconciliation franco-allemande, plusieurs municipalités avaient déjà entrepris des coopérations de part et d’autre du Rhin après la fin de la seconde guerre mondiale. Premier jumelage franco-allemand en 1950, entre la commune de Montbéliard (Doubs) et celle de Ludwigsburg (Bade-Wurtenberg), en RFA. En France, plusieurs villes nouèrent aussi des liens avec la RDA tout au long de son existence. Souvent des municipalités de gauche, comme Montreuil-sous-Bois avec Cottbus (1959) ou Lille avec Erfurt (1988), pour n’en citer que deux.

La République fédérale allemande compte parmi les fondateurs du concours de l’Eurovision, en 1956, avec le « Benelux », la France, l’Italie et la Suisse. Soit les mêmes pays, hormis la Confédération helvétique, que pour la création, cinq ans plus tôt, de la Communauté européenne du charbon et de l’acier. La RDA, pour sa part, n’a jamais participé à l’une ou l’autre de ces créations.

Depuis le lancement de l’Eurovision, seulement deux victoires pour l’Allemagne : en 1982 avec Nicole (pour Ein bißchen Frieden, « un peu de paix » ), puis en 2010 avec Lena (pour Satellite, qui se passe de traduction).

Un sportif consciencieux, c’est bien connu, raffole des pâtes. Outre-Rhin, une bonne dégustation de Spätzle (avec plus ou moins d’œufs pour ingrédients) pourrait donc tout à fait convenir. A servir avec du gibier, par exemple, pour les amateurs d’alimentation carnée. Et un bon verre d’Apfelschorle, pour garder ses esprits et ne pas tomber, précisément, dans les pommes. Sinon, nous pouvons aussi vous livrer les mêmes conseils qu’en 2018 et en 2019 en d’autres circonstances. Et dans le respect, cette fois, des gestes barrières.

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