parfum de Séville, Diable rouge portugais et friture sur la ligne


  • A l’affiche : Allemagne – France

Les Allemands à l’entraînement à Herzogenaurach avant d’affronter l’équipe de France.

Un France – Allemagne n’est jamais un match comme les autres. Outre l’enjeu sportif de la rencontre, le rendez-vous de ce mardi entre deux des nations européennes les plus titrées réveille les souvenirs d’une vieille rivalité. Comme lors de cette fameuse « nuit de Séville », en demi-finale de la Coupe du monde 1982 en Espagne. La République fédérale d’Allemagne (RFA) avait triomphé des Bleus aux tirs au but au terme d’un match fou, marqué par la violente sortie – non sanctionnée – du gardien allemand Schumacher sur Battiston.

Quatre ans plus tard, les Allemands avaient récidivé au même stade de la compétition, puis en 2014, en quart de finale. Une loi des séries que les Français ont brisée à l’Euro 2016, avec une victoire 2-0 en demi-finale. Cette fois, l’explication aura lieu dès la phase de groupes. Dans un groupe F relevé – le Portugal et la Hongrie s’affrontent à 18 heures –, les retrouvailles entre la France et l’Allemagne peuvent déjà s’avérer décisives pour la suite de la compétition.

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  • Ça s’est passé hier :

– Dans le groupe D, la République tchèque n’a pas tremblé face à de vaillants Ecossais (2-0), de retour en phase finale de l’Euro après vingt-cinq ans d’absence.

– Grosse surprise dans le groupe D : la Pologne de Robert Lewandowski n’a rien pu faire face aux assauts slovaques (1-2).

L’Espagne rate totalement son entrée dans la compétition, incapable de marquer le moindre but contre la Suède, ravie, elle, de prendre le point du match nul (0-0).

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  • Euro star : Bruno Fernandes

Après une saison accomplie avec Manchester United, le meneur de jeu Bruno Fernandes est l’un des leaders de la sélection portugaise, tombée dans le « groupe de la mort » avec la France, l’Allemagne et la Hongrie.

Technique et endurant, le meneur de jeu portugais Bruno Fernandes s’épanouit dans une Premier League – la première division anglaise – qui apprécie les joueurs box-to-box, capables de passer rapidement d’une surface de réparation à l’autre. Arrivé à Manchester United en janvier 2020 pour 55 millions d’euros (hors bonus) en provenance du Sporting Portugal, il marche sur les pas de son compatriote Cristiano Ronaldo, capitaine de la Seleçao championne d’Europe en titre.

Avant de croiser la route des Français, le 23 juin, Fernandes a l’occasion de briller, mardi 15 juin, face à la Hongrie, à Budapest (18 heures). A 26 ans, ses statistiques sont ses meilleurs états de service : 18 buts en 37 matchs de championnat avec les Red Devils cette saison, auxquels il faut ajouter neuf réalisations en compétitions européennes. Avec le Portugal, Fernandes est moins décisif, avec un seul but marqué lors des éliminatoires, mais il fait partie de ces joueurs capables à tout moment de faire basculer une rencontre.

  • Pendant ce temps… en Ecosse : 26 villes pour 26 joueurs

Un jeune supporter écossais qui voyait pour la première fois de sa vie son équipe nationale disputer un tournoi majeur, a sillonné les villes du pays, d’Aberdeen à Glasgow, à la recherche des rues portant le nom des 26 joueurs de la sélection écossaise. A pied, à vélo, en bus ou en train, David Little a achevé hier sa « mission », avant l’entrée des Tartan Terriers dans la compétition.

D’un lob magistral depuis la ligne médiane, l’attaquant tchèque Patrik Schick a gâché la fête à Glasgow pour le retour de l’Ecosse en phase finale de l’Euro. Jamais, depuis 1980, un but n’avait été inscrit depuis une distance aussi lointaine (plus de 45 m) en championnat d’Europe des nations. « On a vu le génie de Patrik Schick […]. Le deuxième but est extraordinaire. On voit rarement des buts du milieu du terrain. C’est un joueur incroyable et ce ne sont pas les derniers buts qu’il va marquer ici », a lâché Jaroslav Silhavy, le coach tchèque, « choqué » par la chic prouesse de Schick.

« Cela faisait très longtemps que je n’avais pas vu la Nazionale aussi convaincante »

Gianluigi Buffon ne tarit pas d’éloges sur la sélection italienne, qui s’est imposée 3-0 vendredi face à la Turquie en match d’ouverture de l’Euro.

A 43 ans, le légendaire portier de la Juventus et de la Nazionale, qui n’a plus porté le maillot italien depuis 2018, a annoncé qu’il voulait encore jouer deux ans, avec pour objectif de figurer parmi les trois gardiens retenus pour le Mondial 2022. Buffon s’apprêterait à signer à Parme, avec l’objectif d’aider son club formateur à remonter en Serie A.

  • Un coin de ciel bleu : friture sur la ligne à Munich

Le gardien et capitaine de l’équipe de France, Hugo Lloris, le 14 juin lors d’une conférence de presse à Munich.

Les masques peuvent bien commencer à tomber, cet Euro n’échappe pas à la règle du « distanciel », contrainte sanitaire oblige. Les conférences de presse sont donc l’occasion de voir le combat éternel de l’homme contre la technologie, parfois récalcitrante. Préposés à l’exercice lundi à Munich, Hugo Lloris et Didier Deschamps ont connu leur lot de questions – avec le micro coupé ou chambre d’écho – posées par des journalistes à l’avant d’un car, sur une terrasse ou dans l’intimité de leur chambre d’hôtel.

Il y a donc eu quelques « on ne t’entend pas, désolé », « le micro ne marche pas », ou « on va prendre une autre question » prononcés par le chef de presse des Bleus. En habitué de l’exercice, Didier Deschamps a préféré rire de la situation comme pour cette question avec l’image mais sans le son de la part de notre confrère du Télégramme, le quotidien basé dans le Finistère : « Le Télégramme, c’est loin aussi. »

  • Covidomètre : protocole renforcé à Saint-Pétersbourg

La situation sanitaire se dégrade en Russie, alors que Saint-Pétersbourg doit encore accueillir cinq rencontres de l’Euro. Les mesures anti-Covid vont donc être renforcées dans la capitale des tsars : entre autres décisions, plus aucune nourriture ne sera vendue dans les fan-zones et les jauges des restaurants et des cinémas seront réduites. Par précaution, la Belgique a choisi de ne pas séjourner en Russie où elle rencontrera la Finlande le 21 juin.

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