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Phoenix-Milwaukee, une finale inédite et inattendue

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Les Suns affrontent les Bucks pour le gain du sacre suprême en NBA, clôturant une saison et des play-offs marqués par les blessures et les surprises.

Qui pour succéder aux Lakers ? Une interrogation qui trouvera sa réponse dans les deux prochaines semaines, au terme des Finales NBA qui opposent Phoenix et Milwaukee. Premier match la nuit prochaine, dans l’Arizona (3h du matin). Deux franchises au parcours bien différent sur les dernières années, mais qui partagent un point commun : aucun des joueurs qui composent leur effectif n’a été champion jusqu’ici. D’ailleurs, les Suns n’ont jamais été sacrés dans leur histoire, eux qui n’ont disputé que deux finales, en 1976 et 1993. Les Bucks, eux, ne s’étaient plus hissés à ce stade de la compétition depuis… 1974, trois ans après leur premier finale et leur seul titre, en 1971. Pour la troisième année de suite, l’épilogue de la saison NBA donnera d’ailleurs lieu à une affiche inédite.

«CP3» en grand frère, mais pas que

Phoenix, c’est l’invité surprise de ces Finales, au terme d’une saison dont le cours a largement été chamboulé par les blessures, le Covid-19 et donc l’inattendu érigé en norme. Non pas que les hommes de Monty Williams, deuxièmes en saison régulière (51v-21d), ont volé leur place. Mais les deux clubs de L.A., Lakers et Clippers, Utah ou Denver étaient a priori mieux placés pour sortir de l’Ouest. Et ce même si Devin Booker, DeAndre Ayton et compagnie avaient impressionné l’été dernier, dans la bulle, avant de mettre le grappin sur le vétéran Chris Paul pendant l’intersaison. Vétéran, mais toujours performant. Son impact auprès de ses jeunes coéquipiers est indéniable. Mais à 36 ans, «CP3» n’a pas posé ses bagages dans le désert que pour jouer au grand frère. Il est encore au top. On l’a bien vu lors du dernier match face aux Clips, 41 points, 0 perte de balle.

Et le voilà donc en finale pour la première fois de sa carrière, sous les ordres d’un coach qu’il avait connu à New Orleans. Certes, le président de l’association des joueurs est blessé à la main droite, un ligament touché. Mais comptez sur lui pour se donner à fond en finale. Il sait bien, mieux que personne, que le train ne repassera pas.

Dans tous les cas, personne n’arrive à 100% de ses moyens physiques à ce stade de la saison. Surtout pas les adversaires des Suns… Phoenix a en effet bénéficié des pépins de LeBron James, Anthony Davis (Lakers), Jamal Murray (Denver) et Kawhi Leonard (Clippers) en play-offs. Et maintenant, c’est Giannis Antetokounmpo qui avance face à l’ancien club de Charles Barkley avec un genou en vrac. Le «Greek Freak» souffre d’une hyperextension depuis le Game 4 des finales de l’Est contre Atlanta. On ne l’a plus revu sur les planches depuis. Et son club fait planer le suspense quant à son retour à la compétition. À l’heure qu’il est, impossible de savoir si la superstar grecque jouera la nuit prochaine, ou même dans la série.

Mission impossible sans le «Greek Freak» ?

Évidemment, Mike Budenholzer dispose d’une équipe complète. Si les Suns reviennent sur le devant de la scène après de longues années de disette, et pas de play-offs depuis 2010, les Bucks sont taillés pour les plus hauts honneurs depuis plusieurs années, avec Khris Middleton en lieutenant, Jrue Holiday en troisième larron, et un «supporting cast» de qualité. Quoique, c’est peut-être cette année qu’on les attendait le moins. On retrouve d’ailleurs un Français dans le roster de cette équipe, Axel Toupane. Mais l’ex-Strasbourgeois n’a souvent droit qu’aux miettes. Toujours est-il que Milwaukee s’en est sorti sans Giannis face à Atlanta. Cette fois, le retour du «Greek Freak» apparaît vital pour l’ancienne franchise de Kareem Abdul-Jabbar. Et aussi pour la NBA, qui pourrait voir ses audiences chuter drastiquement si Phoenix devait dérouler face à des Bucks privés de leur meilleur joueur. Déjà qu’on n’a pas à faire aux deux plus gros marchés du pays… Une chose est sûre : cette affiche inédite et inattendue insuffle un vent de fraîcheur sur la NBA. Place au jeu.

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