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bronze de consolation, soupçons et état d’urgence

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Retour sur les épreuves de la journée.

Une maigre consolation. Le double champion olympique Teddy Riner n’a pas réussi la passe de trois dans la catégorie des + de 100 kg. Il s’est incliné en quarts de finale vendredi contre le Russe Tamerlan Bashaev au golden score. Mais le judoka français a réussi à se mobiliser en allant décrocher la médaille de bronze contre le Japonais Hisayoshi Harasawa.

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Le judo français continue d’ailleurs sa belle moisson lors de ces JO – sept médailles au total –, avec le bronze décroché par Romane Dicko en + 78 kg.

Mais la journée a été très compliquée pour les athlètes français : aucune médaille en BMX malgré quatre Français (dont une Française) en finale, une 7e place décevante pour Boris Neveu en kayak slalom ou encore l’élimination en quarts de finale de l’équipe de France masculine d’épée, triple championne olympique en titre, contre le Japon. Elle termine à la 5e place après une victoire contre l’Ukraine en match de classement.

Il fallait aller voir les sports collectifs pour trouver des victoires françaises avec le beau succès des handballeurs contre l’Espagne (36-31), des basketteuses contre le Nigeria (87-62) et la qualification en demi-finale de l’équipe de France féminine de rugby à 7 après leur victoire contre la Chine en quarts (24-10).

Et aussi…

Le Serbe Novak Djokovic éliminé en demi-finales des JO après sa défaite contre Alexander Zverev.

Novak Djokovic ne sera pas le premier homme à réussir le « Golden Slam », le Grand chelem doré, à savoir : Open d’Australie, Roland Garros, Wimbledon, Jeux olympiques et US Open. Le Serbe a été éliminé en demi-finales par l’Allemand Alexander Zverev (1-6, 6-3,6-1).

Le champion olympique 2012, Florent Manaudou, a, lui, réussi sa série du 50 mètres nage libre, se qualifiant pour les demi-finales avec son meilleur chrono de la saison (21”65). Il sera accompagné de Maxime Grousset qui est également parvenu à se qualifier.

L’Ethiopien Selemon Barega a remporté la finale du 10 000 m devant les Ougandais Joshua Cheptegei et Jacob Kiplimo. Le Français Morhad Amdouni termine 10e.

Découvrez le menu de demain.

La médaille est assurée en planche à voile, reste à savoir de quel métal. Titrée en 2016 à Rio et actuellement troisième, Charline Picon sera fixée samedi lors de la régate finale. Chez les hommes, toujours en planche à voile RS:X, Thomas Goyard peut, lui, espérer samedi la médaille d’argent ou de bronze alors que le Néerlandais Kiran Badloe ne peut plus être rejoint en tête.

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Après leur belle victoire contre la Chine en quarts de finale vendredi, l’équipe de France féminine de rugby à 7 affronte la Grande-Bretagne, samedi matin (4 h 30, heure de Paris).

Teddy Riner sera de retour sur les tatamis avec la nouvelle épreuve par équipes mixtes.

Florent Manaudou et Maxime Grousset tenteront donc de se qualifier pour la finale du 50 mètres nages libres.

Et aussi…

Les épreuves d’athlétisme se poursuivent samedi : les qualifications du disque avec Mélina Robert-Michon, médaillée d’argent à Rio ; celles de la perche avec Renaud et Valentin Lavillenie et Ethan Comont ; les séries du 800 m avec notamment Pierre-Ambroise Bosse ou encore celles du 100 m avec Jimmy Vicaut.

Les Jeux en un cliché animé.

Dans une story diffusée sur son compte Instagram vendredi, la gymnaste américaine Simone Biles a renforcé les doutes sur sa participation aux finales par appareil des JO, qui débutent dimanche. Elle a avoué dans cette vidéo être en difficulté « littéralement sur chaque agrès », quelques jours après son abandon en pleine finale du concours général par équipes et son renoncement à défendre son titre du concours individuel évoquant alors un besoin de « se concentrer sur elle-même ».

La gymnaste, quadruple médaille d’or aux JO, a expliqué vendredi ressentir une perte de repères dans l’espace. « Ça ne m’était jamais arrivé avant aux barres et à la poutre, c’était juste au sol et au saut, fait-elle savoir. Mais cette fois-ci, c’est littéralement sur chaque agrès. Et ça craint vraiment. Ça ne m’arrivait pas avant que je quitte les Etats-Unis. Ça a débuté par hasard juste après les qualifications. »

Les Olympiens au micro.

« C’est un énorme poids mental pour moi de nager toute l’année dans une course qui n’est probablement pas propre, mais c’est comme ça »

Triple champion olympique à Rio en 2016, mais seulement médaillé d’argent sur le 200 m dos pour le moment à Tokyo, le nageur américain Ryan Murphy a mis en doute les performances du vainqueur de la course, le Russe Evgeny Rivlov. Ce dernier a réalisé le doublé après sa victoire sur le 100 m dos dans ces JO. Le Britannique Luke Greenbank, médaillé de bronze sur 200 m dos, est également très suspicieux envers les performances de Rivlov : « C’est évidemment une situation très difficile de ne pas savoir si la personne contre laquelle vous courez est propre. »

Alors que le Tribunal arbitral du sport avait exclu la Russie en décembre 2020 de toutes les compétitions internationales pendant deux ans pour avoir transgressé les règles antidopage, des athlètes russes qui n’ont pas été impliqués dans ces affaires concourent sous la bannière du Comité olympique russe (COR). Le COR n’a pas tardé à réagir d’ailleurs en défendant son athlète. « Voilà à quel point nos victoires sont déconcertantes pour certains de nos collègues », a-t-il lancé sur Twitter, ajoutant : « Oui, nous sommes ici, aux Jeux olympiques, nous y avons le droit. Que cela plaise ou non. »

Instantanés de nos envoyés spéciaux.

Règles de distanction « intermédias » (plus ou moins respectées) dans le complexe dédié à l’escrime, à Chiba, à une quarantaine de bornes de Tokyo.

« Press Mixed Zone », cela ne désigne pas un endroit où se trouvent des femmes et des hommes, mais un lieu où se croisent journalistes et athlètes (deux mots épicènes, oui). Enfin, tout dépend des athlètes. Les entretiens peuvent durer moins de deux minutes comme un quart d’heure, selon tout un tas de contingences souvent indépendantes de notre volonté. Mention spéciale aux épéistes français : les triples tenants du titre ont eu l’élégance de répondre une quinzaine de minutes à nos questions, vendredi, malgré leur élimination dès leur premier match du concours par équipes.

Chaque sport a ses règles. En natation, il faut mettre son réveil ; se présenter avant le début des épreuves du matin ; puis stationner un court instant dans une petite file d’attente ; puis espérer qu’il reste assez de place, chaque pays ayant un nombre de places, suivant la nationalité des compétiteurs. Pas grand-chose, en général, pour la « FRA ».

Alors que les Jeux olympiques se poursuivent à huis clos, le Japon vit toujours sous la menace du Covid-19. Le gouvernement a ainsi décidé vendredi de prolonger l’état d’urgence à Tokyo jusqu’au 31 août et de l’étendre à quatre autres départements, alors que la crise sanitaire s’aggrave.

« L’infection se propage à une vitesse jamais atteinte auparavant », notamment dans le Grand Tokyo et parmi les jeunes, a fait savoir le premier ministre Yoshihide Suga. « Le variant Delta hautement infectieux prend rapidement le dessus », et les hôpitaux risquent d’être « débordés » si cette cinquième vague n’est pas enrayée, a-t-il ajouté. Les organisateurs des JO ont quant à eux fait état vendredi de 27 nouveaux cas chez des personnes liées à l’événement, dont trois sportifs, le chiffre quotidien le plus élevé à ce jour.

Mais le Comité international olympique conteste tout lien entre la tenue des JO et la recrudescence des cas au Japon. M. Suga a toutefois « encouragé fermement les gens à regarder les Jeux olympiques et paralympiques chez eux, à la télévision ».

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